plein champ, s'habillant de pied en cap comme s'ils sortaient d'un bain,
amusait beaucoup les badauds, qui riaient en se communiquant leurs
remarques.
Il était quatre heures lorsque nous entrâmes à Agram. Le premier aspect
de cette ville est horriblement froid. Le masque de pierre des maisons
semble impénétrable, et si quelques portes sont entre-bâillées, on dirait
que c’est d’ennui. Les rues, presque sans animation, offrent un mélange
maisons, si petites, qu’on pourrait, semble-t-il, les emballer dans une
autant de large, avec une porte et deux fenêtres. Mais, heureusement, dans
cacher, on finit toujours par le découvrir, et quel sujet d’étude plus vaste
et plus profond !
primitive, encore entourée d’une partie de ses remparts.
Après la conquête de la Bosnie, les Turcs se répandirent comme une
de musulmans erraient sous les murs d Agram, qu’ils menaçaient sans cesse.
palais du ban, le palais de la Diète, le palais archiépiscopal, la cathédrale,
l’église Saint-Marc, qui date du treizième siècle, l’Université, se trouvent
dans cette partie ancienne de la ville.
affranchi les Yougo-Slaves des universités allemandes. C’est à l’évêque
Strossmayer, un des grands promoteurs de cette croisade intellectuelle,
aux écrivains et aux altistes, et publie chaque année, a ses frais, comme la
société la Matrica, des ouvrages en langue croate, opposant ainsi une barrière
à 1 invasion des livres allemands.
Agram a aussi une Académie des sciences et des belles-lettres qui
s’occupe de la rédaction d’un grand dictionnaire croate. Enfin, la capitale
de la Yougo-Slavie possède une Académie de musique où se forment des