LE PÉROU ÉCONOMIQUE 125
instinctive pour le cheval et dans les convois où il existe
quelques-uns de ces animaux, il y a moins de disparadas
(fuite, panique), il suffit que le ou les chevaux soient mis
dans l’impossibilité de s’échapper eux-mêmes. Aussi, dans
fa généralité des cas, les caravanes de mules lourdement
chargées sont-elles guidées par une jument que l’on
désigne sous le nom de madrina (marraine).
Mais, le vrai transport économique se fait à dos de
dama ; la charge d’un de ces animaux ne dépasse pas
46 kilos ; leur marche est lente, 4 kilomètres à l’heure,
fis peuvent faire des étapes de 20 à 25 kilomètres par jour.
f-“ e prix de transport à dos de llama est de 3 francs environ
par 100 kilomètres et par 100 kilos.
Les mules de charge pour la Sierra et la Montana emportent
un poids brut de deux quintaux péruviens (1), génér
alement on paie un sol par jour et par charge (2), mais en
r éalité le prix est très variable, suivant les circonstances,
f époque de l’année et l’endroit. Sur un chemin à peu près
don, une mule chargée peut parcourir 6 kilomètres à
f heure et jusqu’à 50 kilomètres par jour, mais en général
d ne faut compter que sur 40 kilomètres en moyenne.
Vu le nombre des bêtes de somme existant au Pérou,
l es transports à dos d’animaux devraient être meilleur
raarché que partout ailleurs ; cependant, d’après les
quelques chiffres cités, ils sont toujours élevés et parfois
exorbitants.
Gela est certainement dû à un défaut d’initiative et de
0) Le quintal péruvien est de 46 kil. 500.
La n Chemin t er central du Pérou divise le fret en trois classes,
tonn T' 01 ' 6 c * asse P a ' e au Callao à la Oroya (244 kilomètres) 125 fr. 30 la
a deuxième classe 109 fr. 30, la troisième classe 84 fr. 70.
C [ asg S m ' n ? ra ' s P r °duitrï métallurgiques font partie de la troisième
20 » t-n ma ’ s * a C om P a g n ie accorde encore sur ce prix une diminution de
pour 100 suivant la catégorie des minerais.