Full text : Le Pérou économique

LE  PÉROU  ÉCONOMIQUE

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tions.  Le  voyageur  peut  trouver  à  s’y  ravitailler  commodément. ­
  A  partir  de  ce  point,  la  voie  centrale  gagne,  à
travers  les  forêts,  l’altitude  de  la  Cordillère  de  la.  Sal  qui
est  franchie  au  puncu  ou  passe  de  San  Carlos.  Le  chemin
commence  alors  à  descendre,  en  suivant  les  premiers
effluents  du  rio  Azupizu,  et  passant  par  la  colonie  de  San
Nicolas,  jusqu’à  ce  qu’il  traverse  la  rivière  sur  un  pont  qui
y  a  été  jeté,  elle  continue  ainsi  à  travers  la  forêt  jusqu’à
Puerto-Bermudez.  Le  chemin  du  Pichis  a  221  kilomètres  de
San  Luis  jusqu’au  confluent  du  Pichis  et  du  Chivis.
XVI.  —  Mais  que  dire  de  ce  chemin  qui  n’est  qu’un  sentier ­
  dans  la  forêt,  le  plus  souvent  abrupt,  étroit,  boueux,
semé  de  troncs  d’arbres  et  de  pierres  ?  Sur  les  points  intermédiaires ­
  et  inhabités,  le  gouvernement  maintient  à  ses
frais  des  tarnbos  (sortes  d’auberges  ou  caravansérails,
avec  ou  sans  hôte)  séparés  par  des  distances  telles  que
les  voyageurs  puissent  les  franchir  en  une  seule  journée.
11  existe  neuf  de  ces  tambos  depuis  San  Luis  de  Shuaro
jusqu’à  Puerto-Bermudez,  qui  offrent  aux  voyageurs  des
ressources  suffisantes  ;  mais  les  vivres  venant  de  San
Luis,  les  prix  augmentent  proportionnellement  avec  la
distance;  c’est  ainsi  que  le  prix  des  provisions  double,  du
kilomètre  20  au  kilomètre  157.  La  région  traversée  n’étant
Pas  peuplée,  les  ressources  sont  peu  abondantes  ;  à  Puerto-Lermudez
  même  il  existe  peu  ou  pas  de  moyens  de  ravitaillement. ­

Les  voyageurs,  informés  de  cette  pénurie,  ne  tiennent
Pus  compte  des  tambos  établis  aux  distances  officielles  ;
1  étape  nocturne  se  compose  alors  du  tambo  solitaire  et
^habité,  situé  sous  la  forêt  non  loin  du  sentier.  Ce  caravansérail ­
  n’a  ni  hôte,  ni  cuisine,  ni  lit,  les  murs  et  la  toiture ­
  seulement.  L’on  y  mange  et  l’on  y  couche  bien  ou
“*!»  selon  ce  que  l’on  apporte  avec  soi,  et  aussi  selon  son
            
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