LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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s’opère d’une façon plus régulière et plus rationnelle. Le
seringueiros explore le terrain en partant du bord du
fleuve ou d’une rivière quelconque, chaque arbre rencontré
est relié au précédent par une trocha ou piste tracée à
coups de machète. Une fois qu’il a trouvé un nombre
d’arbres suffisant, il les réunit par un sentier définitif qui
facilitera son exploitation. C’est là ce qui constitue l’unité
d’exploitation d’arbres à caoutchouc appelé estrada.. Si les
arbres sont réunis dans un espace relativement réduit,
l’estrada se compose de 120 à 150 arbres, parfois même
de 200 en terrains riches.
Si au contraire, les arbres sont espacés, l’estrada sera
réduite à 80 ou 100 arbres au plus. Le but poursuivi par
cette division, est qu’un homme doit pouvoir travailler
une estrada par jour. Un homme actif peut s’occuper de
deux estrada de 100 à 120 arbres, et il nous paraît impos
sible de faire plus malgré des affirmations contraires. Si
on admet entre chaque arbre un écartement de 40 pas
pour les régions riches, et de 50 à 60 pas pour les régions
moyennes, on obtient des estradas de 4 à 6 kilomètres de
tour suivant le nombre des arbres : l’exploitation sur une
distance plus grande ne serait pas très rémunératrice.
Toutes les estradas ont la forme ovale et sont tracées en
zigzag,de façon à ce que l’entrée et la sortie partent d’un
même point, qui est toujours la case du seringueiro et le
«défumador. »
La construction d’une case est une mince besogne.
Quelques coups de hache ou de machète donnent du bois
pour former les montants, des lianes souples comme des
ficelles servent à attacher les traverses et maîtresses
poutres. On fend ensuite les côtés d’un palmier quel
conque, et on assemble ces divisions en lei\r laissant un
certain écartement, puis on pose en travers de la toiture
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