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LE PÉROU ECONOMIQUE
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mence les réputations ; c’est la publicité raisonnée, à
échéance longue, qui pénètre peu à peu dans l’esprit du
public.
Le fabricant français se plaît à dire qu’il n’est pas banquier
et qu’il ne peut accorder de longs crédits à ses
acheteurs. Le plus souvent même il ne leur en accorde
aucun, il exige le paiement au comptant, contre documents
d’expédition; cette condition, appelée au Pérou et
au Chili « contado rabioso », comptant enragé, détourne
la plus grande partie de la clientèle hispano-américaine.
Les industriels s’en rendent compte et la plupart se contentent
de la clientèle des commissionnaires des grands
centres commerciaux.
Les négociants allemands se sont inspirés d’un esprit
plus large, et accordent fréquemment des crédits de
6 mois, 9 mois et quelquefois d’une année.
Pour ne pas souffrir des longs crédits qu’ils accordent,
les Allemands se sont ingéniés à créer des agences, des
comptoirs, des banques, qui facilitent les transactions et
diminuent considérablement les risques.
Il faut aussi savoir tenir compte des usages commerciaux.
Les conditions habituelles de la place de Lima sont
les suivantes : l’expéditeur étranger fait, par l’intermédiaire
d’un banquier quelconque à qui il remet tous les
documents d’expédition, connaissement et facture consulaire,
traite à 30, 60 ou 90 jours de vue sur l’acheteur
péruvien; celui-ci reçoit les documents nécessaires au
retrait de la marchandise de la douane du Callao, immédiatement
après avoir apposé son acceptation sur la
traite. Il est toujours prudent de charger une banque
d’effectuer les recouvrements (1).
(1) L exportateur péruvien fait généralement traite sur le consignataire,
à 90 jours et pour 75 pour 100 de la valeur de la marchandise, contre
là