Full text : Der Wirtschaftskrieg

020  PRINCIPES  DE  L’ECONOMIE  POLITIQUE.
tage  général,  ne  soient  pas  forcés  de  renoncer  à  leurs  justes  prétentions, ­
  sous  le  prétexte  que  cela  convient  à  l’État*.
Mais,  cette  considération  à  part,  il  n’est  pas  du  tout  surque  Tutilité
publique  gagnât  quelque  chose  au  sacrifice  de  la  justice  politique;  il
Ti’est  nullement  certain  que  ceux  qu’on  libérerait  du  paiement  des  intérêts ­
  de  la  dette  nationale  ,  employassent  cet  argent  d’une  manière
plus  productive  que  ceux  à  qui  il  est  incontestablement  du.  En  supprimant ­
  la  dette  nationale,  le  revenu  d’une  personne  pourrait  monter
de  1,000  1.  à  1,500  1.  ;  mais  celui  d’une  autre  baisserait  de  1,500  1.  à
1,0001.  Les  revenus  de  ces  deux  individus,  ensemble,  montent  à  présent ­
  à  2,500  1.  ;  et  ils  ne  vaudraient  pas  davantage  après  la  banqueroute. ­
  Si  l’objet  de  tout  gouvernement  est  de  lever  des  impôts,  il  y
aurait  le  même  capital  et  le  même  revenu  imposable  dans  un  cas  que
dans  l’autre.
Ce  n’est  donc  pas  le  ¡»aiement  des  intérêts  de  la  dette  nationale,
qui  accable  une  nation  ,  et  ce  n’est  pas  en  supprimant  ce  paiement
qu’elle  peut  être  soulagée.  Ce  n’est  que  par  des  économies  sur  le  revenu, ­
  et  en  réduisant  les  dépenses,  que  le  capital  national  peut  s’accroître ­
  ;  et  l’anéantissement  de  la  dette  nationale  ne  contribuerait  en
rien  à  augmenter  le  revenu  ni  à  diminuer  les  dépenses.  C’est  la  profusion ­
  des  dépenses  du  gouvernement  et  des  particuliers,  ce  sont  les
emprunts  qui  appauvrissent  un  pays  ;  par  conséquent,  toute  mesure
<|ui  pourra  tendre  à  encourager  l’économie  du  gouvernement  et  des
particuliers  soulagera  la  détresse  publique,  sans  doute,  mais  c’est  une
erreur  et  une  illusion  de  croire  qu’on  peut  soulager  une  nation  du
poids  d’un  fardeau  qui  l’accable  ,  en  l’ôtant  de  dessus  une  classe  de
la  société  qui  doit  le  supporter,  pour  le  faire  peser  sur  une  autre  (pii,
suivant  tous  les  jirincipes  d’équité,  ne  doit  supporter  (jue  sa  part.

'  A  Dieu  ne  plaise  (|ue  je  veuille  (ju’aucun  (louveniement  maïuiue  de  parole  aux
créanciers  de  l’État  ;  mais  si  jamais  pareil  malheur  arrive  entre  Ualerme  et
Edimbourg,  on  lira  en  tête  de  l’édit  un  beau  préambule  dans  lequel  il  sera  dit  ;
«  Attendu  que  les  créanciers  de  l’État  ont  prêté,  non  pour  l’avantage  général,
mais  pour  retirer  un  bon  intérêt  de  leurs  fonds  ;  attendu  (ju’ils  ont  prêté,  non  a
nous,  mais  à  des  gouvernants  qui  nous  ont  précédés,  qui  non-seulement  n’étaient ­
  pas  nous,  mais  ont  employé  cet  argent  à  nous  combattre,  nous  ou  le  système
que  nous  chérissons  ;  attendu  qu’ils  n’ont  été  guidés  par  aucun  sentiment  de
confiance,  mais  plutôt  par  le  dé*sir  d’avoir  une  propriéité  que  l’impôt  n’atteint  pas,
et  qu’on  peut  vendre  à  la  Rom-se  du  jour  au  lendemain;  attendu  que  la  nation
n’est  point  engagée  par  le  vote  de  législateurs  qui  se  disaient  ses  représentants,
mais  qui  ne  représentaient  en  réalité  que  la  volonté  des  ministres  occupés  du
doux  emploi  de  dissiper  les  fonds  de  tous  ces  emprunts,  etc.,  etc.  >•  —  .l.-R.  Sav.
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.