LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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Le département de Lima produit aussi de la canne à
sucre, et dans la contrée avoisinant la capitale et le Gallao
on cultive, en outre, les plantes maraîchères.
Sur la côte sud, dans les régions de Pisco et de Moquegua,
la vigne fait l'objet d’une grande exploitation et vient dans
des conditions merveilleuses. Toute cette partie du Pérou
est aussi particulièrement favorable à la culture du coton ;
l’olivier se développe admirablement dans les provinces
de Lima, Camana, et Moquegua. Il y existe trois va
riétés d’oliviers donnant des olives : noires communes,
vertes, et rouge brun ; l’industrie en extrait 46 kilos d’huile
vierge pour 140 kilos de fruits.
En parlant de l’agriculture nous nous étendrons plus
longuement sur toutes ces productions, leur exploitation et
les avantages qui en résultent.
V. — La propriété rurale fut organisée au Pérou par les
conquistadors espagnols, dont les chefs distribuèrent entre
leurs subalternes une grande partie du territoire conquis
sur les Incas. Ces fractions se nommèrent partidas ou
encomiendas, et leurs possesseurs étaient seigneurs ab
solus de ces fiefs ; plus tard les héritages et les cessions
divisèrent progressivement ces propriétés de façon qu’il
en existe aujourd’hui une plus grande quantité ; cependant
la majeure partie de ces propriétés possèdent encore une
extension territoriale très considérable ; celles qui com
prennent 100 ou 150.000 hectares ne sont pas rares ; nous
ne parlons pas ici des grandes concessions de 500.000 et
bénéfices en raison de la proximité de la mer et des grands centres ; elle
ne subit pas non plus dans cette région de tempêtes ni d’orages qui en
d’autres lieux détruisent en quelques heures de magnifiques plantations.
Dans ces vallées delà Costa, la canne à sucre atteint sa pleine maturité en
18 à 20 mois et peut donner quatre coupes ; le rapport est de 10.000 kilos
Par hectare, tandis qu’aux Antilles, la canne ne donne que 3.000 à 4.500
kilos par hectare.