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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
salsepareille, vanille, chapeaux de paille et quantité
d’autres produits des forêts.
Parmi les exportations du port d’Iquitos pendant l’an
née 1911, on comptait 2.081.887 kilos de caoutchouc;
449.585 kilos d’ivoire végétal ou tagua; 19.515 kilos de
peaux de bêtes diverses et 117 douzaines de chapeaux de
Panama. — Rien que pour les trois premiers mois de 1912,
la douane d’Iquitos produisit 60.070 livres sterling.
Nous sommes absolument convaincu que cette ville est
destinée à jouer un rôle des plus importants dans l’œuvre
de colonisation de l’immense et riche territoire qui l’en
toure. Aussi le Gouvernement péruvien cherche-t-il à
peupler peu à peu ses territoires orientaux. De même
qu’en mars 1912, il a formé sur le Madré de Dios une colonie
nationale composée de 62 familles récemment arrivées au
Pérou, il a passé à la fin de la même année des contrats
pour la colonisation des terrains situés sur les bords des
rios Pisqui et Aguaitia, affluents de l’Ucayali.
A notre avis, cette colonisation ne pourra donner de
résultats pratiques, pour les colons comme pour le Pérou,
qu’autant que ces régions seront réunies aux centres de
consommation et au littoral par les voies ferrées pro
jetées (1).
(1) D’après les dernières nouvelles, on a commencé les travaux du che
min de fer qui part de Goillarisquiza, dans les environs de Cerro de
Pasco, et ira aboutir au port fluvial de Pucalpa sur le rio Ucayali. Ce
chemin de fer, qui fera communiquer le Callao avec la région de l’Ama
zone, est d’une importance qui sera toujours grandissante pour cette
partie de l’Amérique du ' ; ud. 11 facilitera énormément l’exploitation des
richesses immenses que renferme la montana.
En mars 1912 on a achevé l’installation à Iquitos d’une tour de 100 mètres
de hauteur, destinée au service de télégraphie sans fil qui met aujour- .
d’hui cette ville, autrefois isolée, en communication directe avec Lima
d’une part, et Mansos de l’autre. Le tarif est fixé à 20 centavos par mot
et à 5 centavos pour le service de presse.