LIS PÉROU ÉCONOMIQUE 223
toujours déprimant, et d’une alimentation assez peu subs
tantielle.
En résumé, si l’on veut éviter la fièvre et ses consé
quences déprimantes, il faut observer une grande hygiène
du corps, se maintenir en appétit, prendre comme boisson,
lorsque cela est possible, du thé ou du café très étendu
(les boissons de fruits fermentés sont loin d’être nui
sibles) ; porter une ceinture de flanelle ou de laine contre
les variations de température ; éviter toute marche au so
leil après une averse, ainsi que tout voyage ou travail en
trepris à jeun. Les abus de boissons (1) et autres excès,
doivent être tout particulièrement évités, car c’est là le
motif de la plupart des accès de fièvre.
VIII. — A part la fièvre et l’anémie, les autres maladies
qui existent dans la Montana et même dans tout le Pérou,
ue sont ni nombreuses ni trop dangereuses, ni plus ni
moins, en tout cas, que les différentes affections qui me-
uacent ou empoisonnent notre vie en Europe.
De toute manière, même la considération de la fièvre ne
doit sincèrement arrêter aucun voyageur ou colon ; nous
conseillerons seulement à ceux qui viendront s’établir dans
tes régions inférieures de la Montana, de ne pas le faire
a u commencement de la saison des pluies, mais au com
mencement de la saison sèche, c’est-à-dire de mai à no-
v embre, afin qu’ils puissent s’acclimater plus facilement.
Enfin, il est naturel d’ajouter que tous les tempéraments
Q e sont pas faits pour les pays tropicaux. Une personne
déjà
anémiée ou dont le système nerveux est débilité, ou
fi ,u a une maladie de foie ou des voies respiratoires, ne
doit pas s’expatrier, pas plus que les personnes d’un cer
tain âge, cinquante ans par exemple, alors que les forces
(b Nous disons abus, car l’usage modéré de certaines boissons alcoo-
ques ne saurait être interdit