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ment leur personnel *, ils donnent à la réclame un caractère
de concurrence déloyale, ils poussent le peuple
à vivre au-dessus de ses moyens, et surtout ils attirent
à eux la clientèle à laquelle le petit détaillant croit
avoir droit. -
I] y a à prendre et à laisser dans ces critiques, Quelques-unes
sont en partie insincères, vu qu'il faut bien
trouver quelque chose à dire pour appuyer l'agitation
en faveur de l’oppression légale du commerce capitaliste,
D’autres traduisent l’envie qu’éveille toujours celui
qui a su réussir chez celui qui s’est laissé distancer.
C’est le cas de l’affirmation que le grand magasin pousse
le peuple aux dépenses inutiles. Tout commerçant
n’en fait-il pas autant, peu ou prou? « Pousser» un
article, n’est-ce pas suggérer au public qu’il en a plus
besoin qu’il ne croit ? Et surtout, la vente à crédit n’estelle
pas la méthode par excellence qui amène le pauvre
à trop dépenser ? Or, justement, les grands magasins ne
font aucun crédit. D’autres de ces critiques, enfin, sont
pleinement justifiées ou d’ont été. En ce qui concerne
la morale du consommateur, il est certain que le grand
magasin a donné à la réclame «et à l’exposition des
marchandises une telle puissance de suggestion qu'il
a favorisé la cleptomanie et la manie morbide d’acheter
(Clerget). Quoique d'autre part, nous l’avons vu,
il ne soit pas seul à vendre certaines choses au-dessous
du prix d’achat, il a appliqué cette méthode de manière
à brouiller complètement les têtes faibles en
b cles sacrifiés sont mis en relief comme trompe-l’œil, le
» client n’achète plus en connaissance de cause. »
! Govard, loc. cit, sous le sous-titre : Exploitation des faibles.
Il y a aussi quelque chose de cela dans Clerget, qui
parle de sweating system. et de surmenage du personnel
au moment des fêtes.