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PÉRIODE DE 1834 A 185i. H3
Celte politique ne larda pas à porter ses fruits, et
pendant le séjour que le roi de Prusse fil à Londres,
deux plénipotentiaires hollandais allèrent l’y joindre'
pour lui soumettre de nouvelles propositions et réclamer
des modifications au traité du 8 août, dont
ils désiraient notamment voir restreindre la durée
d abord à deux, ensuite à trois ans. Et comme ces
propositions ne furent pas goûtées, ils déclarèrent
néanmoins le roi des Pays-Bas disposé à accepter le
traité tel quel, en insistant seulement, pour que par
rinlercalalion d’un article, la continuation des relations
entre les deux Luxembourg fut assurée, et pour
que le nombre des employés de douane prussiens à
installer dans le grand-duché fût réduit le plus possible.
l e traité définitif fut ensuite signé, le 8 février
1842, dans la ville de la Haye où la Prusse
avait envoyé deux mandataires ; et ce traité, qui ne
dillérait qu’inseiisiblement de l’ancien, ne tarda pas
a être ratifié par les deux monarques.
Afin d éviter que le Luxembourg ne fournît au
gouvernement des Pays-Bas un moyen d’agir sur la
politique douanière de l’Union, le Luxembourg se vit
privé d une voix indépendante dans le Zollverein, où
contraire être représenté par la Prusse, et
son organisation douanière fut soumise à l’influence
directe de ce royaume. A celle fin, la direction douanière
éri-iée à Luxembourg fut subordonnée au Ministère
des finances prussien à quiétait réservée aussi
la faculté de présenter pour les fonctions de directeur