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pu redevenir en si peu de temps assez intimes pour
dicter une pareille manifestation. 11 n’y a pas lieu
non plus de s’arrêtera la crainte alléguée par d’autres,
que les États du Brunswick ne ratifiassent pas
les aggravations éventuellement introduites dans le
tarif ; mais la version la plus invraisemblable est
celle qui voit dans la Prusse la complice, l’instigatrice
de la contrée récalcitrante, attendu, comme l’a
fort bien fait remarquer M. Weber dans son histoire
du Zollverein allemand, que c’était surtout à la
Prusse, si sérieusement menacée par l’Empire d’Autriche,
qu’il importait de mettre les deux camps
d’accord et de ne pas s’aliéner les États méridionaux.
Quoiqu’il en soit, cet incident avait révélé une fois
de plus les inconvénients attachés à l’unanimité des
voix exigée peur la validité des résolutions, puisipi’uue
mesure désirée de tous et réclamée parl’intérêt
même du Zollverein pouvait être tenue en échec
par un seul adhérent sans qu’il eût des raisons plan •
sibles à y opposer, ou sans même qu’il y fût intéressé;
mais s’il ne détermina pas encore la plupart
des gouvernements à vouloir se départir d’une des
règles fondamentales de l’union, on pouvait pour
une époque peu éloignée et plus favorable à un changement
de système, entrevoir l’adoption des résolutions
à la simple majorité qui viendrait couper court
aux etfels pernicieux des veto isolés pour le développement
de l’association.