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tion de leurs administrés, se sentirent à la réflexion
blessés par la conduite de la Prusse, qui avait entouré
la négociation du mystère le plus profond et
se montrèrent en même temps préoccupés de l’accroissement,
que trouverait 1 influence prussienne
dans l’introduction au sein du Zollverein de ce nouvel
élément.
Parmi côs gouvernements la Saxe manifesta son
opposition avec une vivacité toute particulière par
l’organe de son ministre M. de Beust, qui ne cachait
nullement ni ses griefs à l’endroit de la prédominance
prussienne dans 1 union douanière, ni sts
efforts pour la paralyser. Cet homme d’État trouva
un écho complaisant auprès de l'administration bavaroise,
à la tête de laquelle était placé depuis le
commencement de l’année 1849 un homme d une
valeur considérable et d’une grande énergie de caractère,
gâtées cependant par une nature violente et
un esprit réactionnaire, M. de P ford ten, qui conseillait
avec l’autorité qu’il avait su acquérir de résister
à la convention de la Prusse avec le Hanovre
sans se laisser intimider parla menace de la dénonciation
du pacte fédéral. Le cabinet de Stuttgard,
sans s’emporter comme les précédents et sans se
butter autant qu’eux au côté politique du traité de
septembre, récriminait plutôt contre les sacrifices
pécuniaires, qui incomberaient h l’association et
contre la route ténébreuse suivie par la Prusse.
Quant au ministère badois, qui s’était prononcé ori-