PÉRIODE DE 1854 A 186o. 343
l’esprit de personne, de vouloir amoindrir l’auto
nomie des parties intéressées. L’Autriche n’eût pas
plus que la Prusse et le Zollverein consenti à cette
mutilation, et il n’existe pas non plus de disposition
dans ce traité, qui ait dans une mesure quelconque
porté atteinte à la liberté de la législation. Le mé
moire avoue lui-même que le tarif du Zollverein
réclamait une réforme urgente, et sur ce point nous
sommes entièrement de son avis. Mais nous aurions
dû selon lui, pour l’accomplissement,de cette ré
forme, attendre l’Autriche, nous concerter avec elle,
alors cependant que, de son propre aveu aussi,
l’Autriche n’aurait pu nous suivre dans cette voie,
qu'en sacrifiant bien des branches de l’activité na
tionale.’Lst-il nécessaire de relever ces contradic
tions?
« Si donc le Mémoire se plaint que nous n’ayons
pas eu égard aux désirs de l’Autriche dans nos né
gociations avec la France, je ne puis qu’observer,
que toute réforme du tarif et tout traité avec une
puissance étrangère auraient été alors simplement
impossibles. Je ne puis pas non plus laisser dire,
que nous ayons mis de côté le traité du 19 fé
vrier 1853, ne voyant pas quelle est celle de ses
clauses que nous aurions violée soit directement,
soit indirectement, soit dans sa lettre, soit dans son
esprit ; et enfin le sans-façon avec lequel a été con
testé le droit pour le Zollverein de procéder à la ré
forme de son tarif sans le concours ou même l’as-