PÉRIODE DE 1865 A 1866. 420
même eut renoncé à ses anciens projets et se fut ac
commodé de la situation qui lui était faite, rien ne
s’opposa plus, à ce que le principe déposé dans ledit
art. 31, et en vertu duquel la France devait instan
tanément bénéficier des avantages commerciaux
concédés à toute autre puissance par l’Association,
sortit, avec une réciprocité complète, son plein et
entier effet.
Au surplus, là ne s’arrêtent pas, dans le traité
de commerce, les arrangements qui méritent d’être
particulièrement relevés, et comme Français nous
avons même l’obligation rigoureuse, surtout après
avoir tenu la balance si égale jusqu’à cette heure et
avoir peut-être jusqu’à un certain point fait cause
commune avec notre sujet par un penchant assez
habituel aux historiens, de ne passer non plus sous
silence aucun des titres principaux de notre propre
pays aux concessions et à l’empressement de ses co-
contractants. Mais, sous ce dernier rapport, un auxi
liaire d’autant plus précieux qu’il était condamné à
un langage plus circonspect se présente dans la per
sonne de l’éminent comte de llernstorff, mort ré-
»'"'«ssadeur d’Allemagne
(1873), et qui dans cette longue circulaire du 3 avril
1862, citée déjà à diverses reprises, et dont il était
l’auteur, laisse tomber, sans doute parce que la si
tuation vis-à-vis des alliés l'exigeait, cet aveu qu’il
nous appartient assurément d’enregistrer :
« Abordant à présent le contenu même du traité