PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 517
positions tant du règlement douanier que de la
législation pénale en matière de douanes, et destiné
à porter provisoirement remède aux défectuosités
les plus apparentes de l’ancien régime
maintenu, jusqu'au jour où l’on disposerait du
temps nécessaire pour revoir la législation douanière
tout entière. Ce projet passa donc à peu près
tel qu’il avait été présenté, et le parlement profita
de la circonstance, pour manifester son désir de
voir promptement procéder à la révision générale,
comme aussi pour énoncer les règles qui devraient
présider à cette révision.
Une discussion assez vive s’y engagea en outre au
sujet d’une motion du représentant Stumm, d’après
laquelle le gouvernement français devait être invité à
supprimer les drawbacks qu'il avait, contrairement
aux dispositions de l’article 0 du traité de commerce
fanco-allemand, accordés juiqu’ici à son industrie
du fer par un mode abusif de bonification des droits
d’entrée, se rattachant aux titres d’acquits-à-caution.
Si manifeste que fût cet abus, qui avait donné
lieu à beaucoup de plaintes en France même, il
rentrait trop dans l’esprit de notre politique douanière,
pourque l’administration française eût pu
se résoudre à s’en départir. Et l’on peut douter dès
lors que, bien même que les rapports avec l’Allemagne
n’eussent pas été rompus, comme ils l’ont
été en 1870, les démarches conseillées au parlement
douanier eussent conduit au résultat désiré.