CHAP. XIV. - DES IMPOTS SUR UES MAISONS. 173
proportion de T intérêt courant de l’argent, ce commerce enlève-
lait bientôt tant de capital aux autres branches de commerce,
" Iamènerait ce profit à son juste niveau. S’il venait, au con
traire, à rendre beaucoup moins, les autres commerces lui enlè
veraient bientôt tant de capital, que le profit remonterait encore
" wiveau des autres.
lout ce qui excède, dans le loyer total d’une maison, ce qui
est suffisant pour rapporter ce profit raisonnable, va naturellement
" sol, et quand le propriétaire du sol et le propriétaire
" du bâtiment sont deux personnes différentes, c’est au premier, le
" plus souvent, que se paie la totalité de cfct excédant. Cette aug-
' mentation de loyer est le prix que donne le locataire de la maison,
" imur quelque avantage de situation réel ou réputé tel. Dans les
" maisons des champs, situées à une certaine distance des grandes
" et où il y a abondance de terrain à choix pour construire,
" presque rien, ou n’est pas plus que ce que
" «ur lequel est la maison, s’il était mis en culture.
" maisons de campagne voisines de quelque grande ville
» ce loyer du sol est quelquefois-beaucoup plus haut, et on paie sou-
“ vent assez cher la beauté ou la commodité de la situation. Les
« loyers du sol sont en général le plus haut possible dans la capi-
> laie, et surtout dans ces quartiers recherchés où il se trouve y avoir
- la plus grande demande de maisons, quelles que puissent être les
" ^«11« demande, soit raison de commerce et d’affaires
" «‘“^/rnson d’agrément et de société, ou simplement affaire de mode
•' et de vanité. »
Ln impôt sur le loyer des maisons peut tomber sur le locataire
sur le propriétaire du terrain ou sur le propriétaire du bâtiment!
Dans les cas ordinaires, il est à présumer que c’est le locataire qui
mcnr ' dernier résultat, comme il le paie iinmédiate-
Si I impôt est modique, et si le pays se trouve dans un état sta
tionnaire ou progressif, il n’y aurait pas de motif qui pùt dé
terminer le locataire d’une maison à se contenter d’une autre qui
serait moins commode ou agréable. Mais si l’impôt t«t élevé, ou
que d’autres circonstances diminuent la demande de maisons, le
evenu du propriétaire en souffrira; car le locataire se dédomma-
b^iu en partie de I impôt par la diminution de son loyer. Il est
poui tant difficile de savoir dans quelle proportion la partie de l’im-
pôt que le locataire a épargnée par la diminution de son loyer.