fi02 ŒUVRES DIVERSES.
830 millions; marquant ainsi un accroissement de près de 280 millions
qui surpasse légèrement celui de 1796 à 1807. En calculant les
frais de régie au taux de 126 1. par million, on arriverait à un résultat
analogue à 35,000 1. ; mais « comme le quantum des dé-»
penses est en raison inverse de l’accroissement des opérations, »
je l’évaluerai à 30,500 1. qui, ajoutées à 119,5001., chiffre de 1807,
portent l’ensemble des frais d’administration à 150,000 1. Les auditeurs
de la cour des comptes estimaient, en 1786, que 187 1. 10 s.
par million suffisent pour balancer les dépenses occasionnées par une
dette de 224 milbons. Le taux d’évaluation que j’ai choisi est celui
de 180 1. par million sur une dette de 830 millions. On trouvera
sans doute cette allocation suffisante, lorsqu’on se rappellera avec
quelle rapidité la dette elle-même s’accroît proportionnellement au
travail qu’elle occasionne.
En supposant donc que les dépenses montent à environ 150,0001.,
le hénélice net recueilli par la Banque, dans ses rapports avec 1 Etat,
SC traduira pour cette année comme suit :
Rétribution allouée pour la gestion de la dette nationale pendant
une année finissant le 1 février 1816^ 254,000
Pour la centralisation des souscriptions aux emprunts, à raison
de 800 I. par million, sur 36 millions . 28,800
Id. pour les loteries 2,000
Profits moyens sur les dépôts publics 382,000
Allocation accordée pour la perception de la taxe sur les propriétés
3,480
Total 670,280
Dépenses occasionnées par la gestion des deniers publics. . 150,000
Rénéfices nets de la Ranque, acquittés par la nation. . . 520,280
Sur cette vaste somme, nous devons probablement attribuer
372,000 1. à l’action exclusive des dépôts, et, cette dépense, le gouvernement
pourrait en affranchir presque complètement la nation ,
en reprenant la direction de ces intérêts. Ainsi, il pourrait établir
un trésor central, sur lequel chaque département ferait traite, comme
aujourd’hui, sur la Banque d’Angleterre, et transformer les 11 millions
qui semblent former la moyenne des dépôts en bons de l’ixhiquier,
dont on vendrait une partie sur le marché, si des circonstances
imprévues venaient à diminuer la somme des dépôts.
' Cette somme a été calculée sur le chiffre qui composait la dette en février
1815: depuis lors elle a été accrue de 75 millions. Voyez l’appendice