NOTRE FLOTTE COMMERCIALE. 8J
Le Géiièral-de-Chareite. — Capital-actions : 280,000 fr. ;
capital emprunté : 280,000 fr. ; jaïuje lirute : 2,800 ton
neaux; port en lourd: 3,100 tonneaux — pour un voyape
de Nantes, sur lest, pour Portland (O ré pon) et retour en
Euro])e avec cliarpenient de blé, réalise 87,4b4 fr. 49 c. de
bénélices nets en dix mois et demi, et ])ermet de distribuer
aux actionnaires un dividende de 5i,24i fr. 27 c., soit
25,90 p. 100 par an.
Si le Génévül-Neiimmjer, pour un voyape de Glocester à
Swansea, Smi-Francisco, Falmouth (à ordre), Newcastle-
sur-Tyne, ne donne, en 1899-1900, (pie 8.5 p. 100 de divi
dende, les années précédentes, pour un voyape de Rouen à
Swansea, San-Francisco, Capetown, Newcastle (Australie),
San-Francisco, Falmôuth (à ordre) et Glocester, 1897-1899,
il rapporte en vinpt et un mois et demi i33,54o fr. i5c.de
bénéfices nets, 62,577 dividende, soit 21.5 p. 100
par an. - -
Le moins heureux des voiliers de cette coinpapnie semble
titre le Général-de-Boisdejjre — capital-actions: 310,000 fr. ;
capital emprunté: 310,000 fr. ; jaupe brute: 2,3o2^,o3 ;
port en lourd: 3,100 tonneaux — ([ui [lour iin voyape de
lieu! mois du Havre à Muéo (Nouvelle-Calédonie), Swansea,
ne donne, en 1899-1900, aux actionnaires qu’un dividende
de 9.25 p. 100 — une misère, quoi !
En somme, pour ces cinq navires représentant de bons et
de très mauvais voy apes, le revenu ressort, comme a prand
soin de le faire remarquer l’armateur, à 20.07 P- ^^o — et
cela, après l’amortissement complet du capital en moins de
dix ans.
Les autres sociétés d’armement de voiliers ne recueillent
pas des primes moins fructueuses; la Société des Armateurs
nantais est propriétaire de quatre voiliers : la Duchesse-
Olya, 2,000 tonnes de port en lourd; le Cassard, 3,100