LE PR0ULÈ3IE DE LA MARINE MARCHANDE.
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côté des représentants des comparpiies les délérjués des syn
dicats ouvriers ou des Bourses du travail.
La tâche ipii s’imposait à la commission était pourtant de
celles qui nécessitent toutes les lumières, tous les concours !
Peut-on imaginer un champ de recherches plus large que
celui qui s’ouvrait devant elle ? M. Henry Boucher, dans
la première séance, le 19 mai 1897, le proclamait lui-méme
en ces termes :
« La résolution adoptée par la Chambre des députés donne
à la commission de la marine marchande le mandat de recher
cher les moyens de venir en aide à cette marine et lui trace
ainsi, malgré sa concision, le plus vaste programme pour la
réalisation duquel le ministre fait appel à l’initiative et au
concours de tous les mendires de la commission. »
Il serait trop long de suivre pas à pas l’assemblée extra-
parlementaire dans son œuvre si laborieuse, et d’analyser ici
le compte rendu de ses travaux, qui réunit plus de seize cents
pages de documents officiels ; mais il est utile de marquer
les points saillants et les résultats de son vaste travail.
L’un des premiers soins de la commission nouvellement
nommée fut, le 9 juin 1897, de décider qu’il serait procédé
à une enquête générale sur les moyens de venir en aide à la
marine marchande ; elle nomma, à cet eilet, une sous-com
mission ainsi composée :
MM. Raynal, sénateur, président;
Charles Roux, député, vice-président;
Dislère, conseiller d'Etat, vice-président ;
1‘eytral, sénateur;
Rouland, sénateur;
Guillain, député;
Gerville-Réache, député;
CoLSON, conseiller d’État;
G. Pallain, conseiller d’Etat, directeur général des douanes;
Quinette de Rochemont, directeur de lã navigation au ministère
des travaux publics;