Full text : Le problème de la marine marchande

LES  CHANTIERS  FRANÇAIS.  l55
M.  Painvin  est,  pour  cette  raison,  hostile  à  la  compensation ­
  (l’anneinent  ;  il  in’aiïirme  (pie  Nantes  peut  devenir,  au
point  de  vue  du  personnel  technique  comme  à  tous  les
autres,  un  grand  centre  de  construction  de  steamers.  Toute
une  jeunesse,  l'ormëe  par  des  cours  spéciaux  que  lui  l'ont  les
ingénieurs,  s’appliipie  avec  ardeur  à  l’étude  de  la  construction ­
  navale.  La  compensation  d’armement,  en  permettant
l’envahissement  du  marché  par  l’industrie  anglaise,  annihilerait ­
  cette  sorte  de  renaissance  et  ces  eflbrts.
Je  visite  encore  les  autres  parties  du  chantier;  la  salle
des  gabarits,  les  magasins,  etc.,  sont  aussi  bien  installés
(pie  les  bâtiments  administratifs;  l’ordre  n’y  est  peut-être
pas  parfait  et  bien  des  choses  traînent  de-ci  de-là  qui  mériteraient ­
  d’être  plus  soigneusement  rangées.  Mais  en  somme,
le  chantier  de  Nantes  de  la  Compagnie  des  Ateliers  et  Chantiers ­
  de  la  Loire  est  une  belle  usine  navale,  un  excellent
outil  de  travail  pour  le  présent  et  surtout  pour  l’avenir.
J’ai  parcouru,  dans  l’après-midi  du  même  jour  (*),  en
compagnie  de  leur  directeur,  M.  Bourdin,  les  ateliers  de
construction  et  de  machines  marines  de  la  Loire.  Leur  installation ­
  en  de  grands  halls  bien  éclairés  est  excellente.
Le  vaste  atelier  d’ajustage,  encombré  d’hélices  en  bronze,
d’arbres  de  couche  en  acier,  de  mille  pièces  diverses,  est
pourvu  de  tours,  de  machines  à  aléser,  à  tarauder,  à  mortaiser,
  à  fraiser,  à  raboter,  de  scies  à  métaux,  etc.,  du  dernier ­
  modèle.  Les  pièces  de  fonderie  sont  pour  la  plupart
livrées  par  les  usines  de  la  région  nantaise,  dont  M.  Bourdin ­
  me  vante  le  parfait  travail.
L’atelier  de  chaudronnerie  de  fer  est  supérieurement
monté  au  point  de  vue  mécanique  ;  toute  une  série  de  presses ­
  hydrauli(jues  à  emboutir,  de  machines  à  chanfreiner.

(i)  2(5  février  njoi.
            
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