242 LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
construction liritanniijue. Si Glialain, Pembroke, Birken-
Jiead, Liverpool, Barrow, Devonport, Portsmouth, Hull,
Belfast('), etc., contribuent pour une part à l’essor de cette
industrie dans le Boyaume-Uni, les trois quarts des lance
ments des paquebots et des cargo-boats qui sont la force et
l’orgueil de la flotte commerciale anglaise s’effectuent sur la
cote nord-ouest, entre Glasgow et Greenock, sur la côte
nord-est, à Newcastle et dans sa banlieue, à Sunderland,
Stockton, Hartlepool et Middlesborough — liref, dans la
»•gioii septentrionale de l’Angleterre.
Les chantiers écossais se groupent aux abords des quatre
rivières de la Glyde, la Forth, la Tay et la Dee. Sur une
production totale, en 1900, de 4o6 navires, jaugeant 54i,o3i
tonnes, mus par 478,986 chevaux de force, la part de cha-
cnii de ces centres s’est ainsi établie :
Navires. Tonnes. Chevaux.
La Clyde
tva Forth
Tay :
La Dee
318 492,609 447,428
33 i8,4o2 6,490
i4 21,039 17,228
3i 8,38i 8,790
4o0 54i,o3i 478,935
G’est donc la Glyde qui oceupe largement le premier rang
dans la [iroductiou écossaise. Ses deux rives depuis Glasgow
jusqu’à Dumbarton et Greenock se couvrent d’un nombre
considérable de shipf/ardsj d’où sortirent de célèbres échan
tillons de la construction navale : c’est à Port-Glasgow
(|ue le bateau de début de la flotte Gunard, le Britannia,
fut lancé; — à Partick que furent construits les premiers
navires en fer destinés à la grande navigation maritime ; —
à G ovan, que le docteur Kirk expérimenta son invention
fameuse, la machine marine à triple expansion.
(1) Belfast, en Irlande, centre extrêmement actif de construction, lance surtout d’im
menses et luxueux paquebots comme VOcéanic et le Cetli'j.