LES CHANTIERS DE LA CLYDE.
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Je ne terminerai pas cette rapide énumération des clian-
tiers de Glasgow sans mentionner les immenses établisse
ments de G ovan, où sont installés les ateliers et chantiers
de la Fairfield shi/jlanldinff and engineering C° et d’où sor- .
tent les magnifiques paquebots et les puissants navires de
querre qui ont rendu célèbre dans le monde entier le nom
de la Fairfield. Celle-ci rencontre, notamment pour la cons
truction des vaisseaux de guerre, un rival sérieux dans l’éta
blissement voisin de MM. James et Georges Thomson, la
Clydebank Shipbuilding and Engineering qui met à
l’eau des cuirassés et des croiseurs d’un déplacement supé
rieur à 14,000 tonnes et de 26,000 chevaux de force, tels
<[ue le Jupiter, le Ramâies, le Terrible.
Les Compagnies Fairfield et Clydebank sont assurément,
pour l’étendue de leurs ateliers et chantiers, leur force de
production et le chilTre du personnel employé, les cen
tres les plus importants de l’industrie navale sur la Clyde.
La renommée universelle des navires (¡u’elles lancent leur
attire des commandes nombreuses de l’étranger. L’une et
l’autre étaient, au moment de mon passage, en pleine acti
vité; la/ai>y?e/r/qui lança pour le gouvernement anglais, en
1900, un destroyer, un transport de troupes, un croiseur de
première classe jaugeant ensemble 17,765 tonnes, exécutait
il’autres unités également destinées à l’État.
IW. Renfrew, Port Glasgow et Greenock.
« Ne manquez pas d’aller à Renfrew ; vous y verrez des
chantiers intéressants », m’avait dit l’aimable M. Coste, notre
consul général à Glasgow. J’étais d’autant mieux disposé à
suivre son bienveillant conseil, qu’il l’appuyait de l’oiTre pré
cieuse de lettres d’introduction.
En route donc pour Renfrew ! Par miracle le temps est