LE RÔLE DE LA MARINE MARCHANDE.
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2,119,894,000 fr. et ses exportations à 1,796,983,000 fr.
Les Pays-Bas ont importé pour 8,771 millions de francs et
exporté pour 8,183 millions.
La France, malgré le clair génie de sa race, sa situation
topographique merveilleuse, est moins commerçante que
ses grandes et ses petites voisines, et le progrès qui se
dessine dans ses exportations n’est pas comparable à celui
qu’accusent pour les nations étrangères les statistiques offi
cielles.
Nous perdons du terrain constamment ; notre commerce
avec les Républiques sud-américaines était autrefois floris
sant; il y a 20 ans, nous occupions le deuxième rang dans
les échanges avec la République Argentine, la Bolivie, le
Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Paraguay," le Pé
rou, l’Uruguay, le Mexique, etc.
Nous n’y tenons plus que le quatrième rang, avec dans
l’ensemble un dix-huitième des échanges. L’Angleterre et
surtout l’Allemagne nous ont enlevé des marchés que les
affinités de races semblaient devoir nous réserver. M. le dé
puté Gervais signalait récemment que, dans seize républi
ques latines de l’Amérique, il existe en tout trois banques
françaises avec un capital qui n’atteint pas 3o millions, alors
que les Sociétés financières anglaises et allemandes y dis
posent d’énormes capitaux et y ont installé des établisse
ments prospères.
Notre influence, notre autorité diminuent de jour en jour
dans ces pays neufs dont nous fûmes les premiers colons et
où, s’ils avaient su s’y maintenir, l’industrie et le négoce
français pouvaient trouver le plus large et le plus fructueux
débouché.