LES CHANTIERS DE LA TYNE ET DE LA WEAR. 28^
Presque toutes les qraiides compaquies du monde sont
les clientes des « Neplune Works » qui ont fourni notam
ment des navires à la Gompaqnie qénérale transatlantique,
la (( Naviqation générale italienne », la « British Indian C'® »,
la Compagnie des « Transports maritimes » et de « Navigation
mixte » de Marseille; aux ccmpagnies italiennes « la Veloce »
de Gènes, et « Florio-Huhattiiio » de Borne ; à la Compagnie
« Transatlántica » de Barcelone; aux célèbres compagnies^
allemandes « Kosmos » et « Deustche Levante Linie » de
Hambourg, « Norddeutscher Lloyd » et « Hansa» de Brème;
à la Compagnie « Adria » de Budapest et Fiume; à la
« Flotte volontaire russe » de Saint-Pétersbourg; aux gou
vernements danois, allemand, chilien, japonais, argentin,
hollandais, etc.; aux compagnies de Liverpool, Newcastle,
Cork, Grangemouth, Londres, Hong-Kong, Shangaï, etc.
Notre flotte marchande française leur est redevable du
Moiit-Cenis, du Félix-Toiiache, du Kabyle, du Rhône et,
tout récemment, du paquebot construit en quel-
(¡ues mois pour la « Compagnie de navigation mixte ».
Les Allemands apprécient particulièrement la fabrication
des chantiers Richardson; la seule compagnie « Hansa » a
fait construire chez eux quatorze grands steamers. Sur les
six navires en chantier au moment de mon passage, (piatre
étaient destinés à FAllemagne ; c’étaient de superbes cargos
de 8,000 tonnes, pouvant porter en lourd 10,000 à 11,000
tonnes et filant 12 nœuds à l’heure.
Les « Neptune Works » livrent, complètement terminé,
un de ces navires en dix mois, à dater du jour de la com
mande; ceux que j’ai vus en chantier coûtent à l’armateur
dix livres (aba fr. 5o c.) la tonne de port en lourd. MM. Whj-
ham Richardson et C*' sont outillés pour produire huit de
ces grands navires par an, soit un tonnage total supérieur à
()o,ooo tonnes.
PROUL. MAU. MARCH.
19