• (i) An question ouvrière en Angleterre, p. 33C.
3()8 LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
veillions mécaniques, perleclionnant jusqu'au procliqe, désormais
possible, rorqaiiismc harmonieux de la machine cl
mcllant dans son qeslc inconscienl d’aulomate loute l’adresse
sublile cl réllécliie du qesle humain formidablemeut mulliplié,
aura rendu iuulile et vaine celte habileté proléssionuelle
que le travailleur industriel acquérait par un studieux
apprenlissaqc et dont il était justement fier? Assurément,
nous sommes encore loin de l’échéance inévitable où l’ouvrier
devra croiser ses bras vaincus devant la machiiic-i'ée
accomplissant seule, avec une précision iidailliblemcnt calculée,
telles besognes qui demandent aujourd’hui au travailleur
des soins et des labeurs successils, sinon même la
collaboration multiple de la division du travail. Mais déjà
cependant, nous vivons les temps d’évolution pro ion de où
la machine, en maintes industries, assumant la tache qui
requérait auparavant le mûr discernement du prol'essionuel,
UC réclame plus que l’aide d’un ouvrier sans connaissances
lechniquei, d’un simple manœuvre, lui apportant la matière
]>remière qu’elle-méme transforme sans le secours d’aucun
autre auxiliaire.
Sans doute, cetenvahissemcntde la machine ii’a pas pris partout
les mêmes proportions. S’il y a des industries qu’elle ait
iléfiuitivement conquises, il en est d’autres où l’habileté technique
de 1 ouvrier délie encore cette redoutable concurrente
et où l’aptitude du spécialiste conserve sa valeur et sou rang.
« Parmi les grandes industries dans lesquelles la capacité
professionuelle de l’ouvrier tient encore une large place, dit
M. de Rousiers ('), la plus importante et la plus caractéristique
est celle du fer.
. « Soit dans la métallurgie proprement dite, soit dans les
nombreuses utilisations du fer pour la construction des navi-