l’kffout nécessaire.
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degré, de cette iniperléction qu’on dit être la marque de ia-
hrique de notre pauvre humanité !
III. La commande couplée.
Mais c’est justement parce que je, viens de signaler avec
une entière i'ranchise les inconvénients que pourrait pré
senter l’adoption, sans modifications, du projet de loi, qu’il
m’est permis de constater son incontestable supériorité sur
les contre-projets qu’on lui oppose. Ces contre-projets
tendent au maintien plus ou moins déguisé de la loi de
i8g3. Aucun d’eux ne s’insjiire des préoccupations élevées
qui ont guidé le Gouvernement dans son œuvre, de son
désir de provoquer un réveil de l’armement français, de
reprendre au pavillon étranger une part du fret national,
de surexciter, par une réforme profonde accomplie dans
nos transports maritimes, l’activité nationale.
D’autres' solutions à la crise de la marine marchande
ont été suggérées, qu’il convient aussi d’examiner. L’uiie
des plus fréipiemment indiipiées est celle du rétahlissemeut
tenqmraire de la demi-prime. Dans une remarquable étude
couronnée par la Ligue maritime française, M. A. Giraud
exprimait récemment l’avis de donner aux armateurs, pen
dant cinq années au maximum, la faculté d’achat à l’étran
ger et d’accorder aux navires francisés dans ce laps de
temps la demi-prime à la navigation : « Actuellement,
disait-il, nous u’avons pas ou peu de navires. Créons une
Hotte en ayant recours à l’étranger ; cette flotte viendra
alimenter nos chantiers. Nous penserons ensuite à la pro
tection des chantiers eux-mômes. » C’est à peu près la
meme thèse que soutenait M. Tournier dans un article de
la Revue maritime : « Qu’on laisse, écrivait-il, la marine
marchande se pourvoir à son gré pendant quelques années