Full text : L' arbitrage international chez les Hellenes

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A.  RÆDER

état  indépendant,  et  précisément  en  185  avaient  repris  tout  leur
district  au  roi  macédonien  Philippe.
Azore  appartenait  à  cette  époque  à  la  Ligue  perrhébienne,  Móndala ­
  appartenait  à  la  Ligue  thessalienne.  Nous  voyons  donc  ici  deux
villes,  appartenant  chacune  à  une  ligue  d’états  différents,  qui  font
régler  leurs  rapports  réciproques  par  un  tribunal  d’arbitrage  choisi
en  dehors.  Il  faut  admettre  que  ceci  eut  lieu  avec  le  consentement
et  l’adhésion  des  Ligues  perrhébienne  et  thessalienne.  Mais  les  villes
d’Azore  et  de  Mondaia  sont  désignées  comme  agissant  elles-mêmes
et  organisant  l’arbitrage. 1
LV.
Le  Sénat  Romain  arbitre  entre  ATHÈNES  et  la  ligue  achéenne.
Lan  159.
En  l’an  166  les  Romains,  lorsqu’ils  organisaient  les  affaires  grecques
après  la  guerre  de  Macédoine,  avaient  offert  à  Athènes,  entre  autres,
l’île  de  Délos. 2  Conformément  à  la  décision  du  Sénat,  les  habitants
durent  quitter  l’île  ;  ils  émigrèrent  en  Achaïe  et  y  furent  admis  comme
membres  de  la  Ligue  achéenne.  En  cette  qualité,  les  Déliens  réclamèrent, ­
  pour  leur  situation  juridique  vis-à-vis  d’Athènes,  le  bénéfice
des  avantages  commerciaux  et  autres  similaires  qu’Athènes  et  la  Ligue
achéenne  s’étaient  assurés  réciproquement  par  contrat.  Mais  les  Athéniens ­
  ne  voulurent  pas  l’admettre,  prétendant  que  les  traités  ne  s’appliquaient ­
  qu’aux  éléments  appartenant  à  la  Ligue  au  moment  de
leur  conclusion,  et  non  à  ceux  qui  y  étaient  entrés  plus  tard.  Les
Déliens  alors,  avec  le  consentement  de  la  Ligue  achéenne,  s’assurèrent ­
  contre  toute  perte  économique  en  prenant  en  gage  des  propriétés ­
  athéniennes.
Les  Achéens  et  les  Athéniens,  en  l’an  159,  portèrent  l’affaire  devant
le  Sénat  romain  ;  celui-ci  déclara  que  les  Achéens  conformément
aux  lois  avaient  eu  raison  de  recourir  à  cette  manière  de  faire. 3  Ce
enixpoTiùv  Òóvtcov  Mov&cuécov  xal  ’A'^œpiacftâv.  —  2  Niese  1.  c.,  III,  189  °.  —
*  Polybe  XXXII,  17.
            
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