fullscreen : Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

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Nous  chercherons  à  grouper,  clans  notre  rapport,  tous  les  renseignements
cjue  nous  avons  pu  recueillir  sur  l’organisation  de  l’enseignement  clans  un  même
pays,  pour  permettre  d’en  apprécier  l’ensemble  et  la  coordination,  mais  ces
documents,  assez  volumineux,  et  qui  contiendront  beaucoup  de  tableaux  et  de
chiffres,  pouvant  exiger  pour  la  lecture  un  temps  assez  long,  et  quelque  étude
pour  en  bien  apprécier  les  différences  et  les  analogies,  nous  avons  pensé  que
nous  rendrions  notre  travail  plus  facile  è  lire,  et  surtout  plus  utile  au  but  proposé, ­
  en  indiquant  d’abord  l’ensemble  des  institutions  similaires  adoptées,  sauf
à  signaler  en  passant  les  variétés  qu’elles  présentent,  et  en  déduisant  de  celte
exposition  les  conséquences  générales  qui  nous  semblent  en  découler.
Cet  exposé  plus  rapide,  en  faisant  connaître  les  idées  générales  et  systématiques ­
  adoptées  en  Allemagne  permettra,  d’ailleurs,  de  rechercher  plus  facilement ­
  quels  seraient,  pour  arriver  au  même  but,  les  moyens  le  mieux  en  rapport ­
  avec  nos  mœurs  et  nos  institutions.
ORGANISATION  GÉNÉRALE
DE  L’ENSEIGNEMENT  EN  ALLEMAGNE.

DK  L’ENSEIGNEMENT  PRIMAIRE.
La  base  et  le  point  de  départ  de  toute  instruction  publique  étant  i’enseigncmant
  primaire,  et,  sous  ce  rapport,  celle  de  notre  population  laissant  encore
beaucoup  trop  à  désirer,  malgré  les  sacrifices  considérables  que  l’Etat  ne  cesse
de  faire  et  d’accroître,  pour  étendre  le  bienfait  de  la  loi  du  %  i  juin  i  8o3  ,  nous
avons  dû  nous  préoccuper  de  la  manière  dont  en  Allemagne  cet  enseignement
est  organisé,  et  des  compléments  successifs  qui  lui  sont  donnés.
Nous  n  avions  pas  oublié,  en  effet,  Monsieur  le  Ministre,  les  déclarations
recueillies  dans  l’enquête  que  vous  avez  ouverte,  et  par  lesquelles  plusieurs
chefs  de  notre  industrie  ont  signalé  la  difficulté  qu’ils  éprouvent  à  trouver,  parmi
leurs  ouvriers  les  plus  intelligents,  des  contre-maîtres  possédant  suffisamment
les  connaissances  primaires  les  plus  élémentaires.
D’un  autre  coté,  l’ignorance  des  langues  étrangères,  trop  générale  eu  France,
est  aussi  pour  notre  industrie,  et  surtout  pour  les  relations  commerciales,  un
juste  sujet  de  regrets,  de  sorte  que,  pour  certaines  industries  et  pour  la  correspondance, ­
  l’on  est  obligé  d’aller  demander  à  l’étranger  et  des  contre  maîtres
et  des  employés  de  bureau.
L’instruction  littéraire  donnée  aux  jeunes  gens,  qui  se  destinent  simplement
            
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