Metadata: La réforme syndicale en Italie

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ou la masse industrielle. L'organisation doit. être faite sponta- 
nément, en dehors de la loi. Voilà pourquoi, lorsqu’on me de- 
mande si telle on telle catégorie pourra se constituer en syn- 
dicat autonome, ou si elle devra faire partie d’un syndicat 
plus vaste, je réponds « mon est hic locus »; ce n’est pas la loi 
qui doit décider en cette matière. Et j'ajoute, ni la loi, ni le 
règlement, ni les dispositions d’exécution de la loi. Tout ce 
qui concerne l’organisation pratique des syndicats, c’est-à-dire 
la façon dont s’organiseront en fait les masses des travailleurs et 
des entrepreneurs, sort du cadre de la loi. C’est une question 
qui dépendra de la façon dont les différents intérêts pourront 
s'organiser et se concilier entre eux. Ce sera, tout au plus, une 
question de pratique législative, c’est-à-dire d'application de 
la loi. Le gouvernement verra, dans chaque cas, s’il lui convient 
d'accorder la reconnaissance légale à tel ou tel syndicat, s’il 
lui convient de reconnaître un seul syndicat, ou deux, ou trois. 
Il faudra, en somme que le gouvernement soit libre d’appré- 
cier la façon dont les forces du travail et de la production doi- 
vent s'organiser. 
«Je dois m’arrêter quelque peu sur certains points parti- 
culiers du projet de loi, et je devrai dire surtout quelques 
mots au sujet des critiques formulées par le sénateur Loria. 
Ma tâche est du reste très facile après la réponse si complète 
du sénateur Schanzer, rapporteur du Bureau central. 
«L'esprit des critiques formulées par le sénateur Loria, 
dont je le remercie car la critique méditée est une collaboration 
efficace, est, en substance, un esprit qui provient de la théorie 
socialiste. Le sénateur Loria a certainement raison de dire 
qu’il n’est pas libéral. Mais par suite de l’étroite parenté qui 
existe entre les idées libérales et le socialisme (je crois avoir 
déjà démontré que les idées socialistes découlent des idées 
libérales), la critique d’un socialiste ne peut faire abstraction 
du point de vue libéral. 
« En effet, les critiques du sénateur Loria sont toutes plus 
ou moins inspirées par le préjugé du libéralisme. Le sénateur 
Loria, par exemple, trouve qu’il est injuste de donner la pré- 
férence au syndicat qui a un dixième d'inscrits, tandis qu’un 
syndicat qui comprend les neuf autres dixièmes n’est pas recon- 
nu. Cette hypotlièse n’a qu’une valeur dialectique, elle est 
complètement en dehors de la réalité. Mais nous n’avons aucune 
difficulté à déclarer dès maintenant que la reconnaissance sera 
accordée aux syndicats fascistes. Pourquoi ? Pour deux rai-
	        
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