Full text : L' arbitrage international chez les Hellenes

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L'ARBITRAGE  INTERNATIONAL  CHEZ  LES  HELLÈNES
juge  ■;  Athènes  et  Mitylène  choisirent  le  maître  tout  puissant  de
Corinthe,  Périandre 8  ;  Athènes  et  Thèbes  choisirent  Corinthe  ;  nous
nous  en  tenons  à  ces  quelques  exemples  anciens.
Bien  entendu  les  parties  se  laissaient  aussi  guider  dans  leur  choix
par  le  désir  d'avoir  la  puissance  la  plus  favorablement  disposée  possible ­
  ;  mais  on  voit  aussi  cependant  se  manifester  la  consideration  qu  ,1
s'agissait  d'obtenir  la  sentence  la  plus  juste  possible  Lorsque  les  Thebains ­
  après  la  bataille  de  Leuctres  étaient  disposes  a  faire  trancher  par
l'arbitrage  leurs  différends  avec  Sparte,  ils  proposèrent  de  remettre  la
mission  de  juger  aux  Achte»*.  Strabon  prétend  que  ceci  eut  lieu
par  considération  pour  la  réputation  de  bonne  organisation  don
jouissait  la  société  Achéenne».  Polybe  qu,  admet  qu  .1  y  eut  vraiment
une  sentence  arbitrale  cette  fois-là,  s'exprime  a,ns,  a  ce  sujet  :  «  Les
Thébains  et  les  Lacédémoniens  transmirent  le  soin  de  juger  leur
différend  aux  Achéens  seuls  de  tous  les  Hellènes  car  ils  ne  prirent
pas  en  considération  la  situation  de  puissance  des  Acheens  a  ce
moment,  puisqu'à  ce  point  de  vue  ils  étaient  les  moins  avantages
des  Hellènes,  mais  ils  s'attachèrent  bien  plus  à  leur  honorabilité  et
à  d'autres  bonnes  qualités  encore  ;  car  tous  à  cette  époque  avaient
cette  opinion  unanime  sur  eux  ».  Polybe  dont  la  vie  se  place  dans
la  période  dont  nous  parlons  ici  et  qui  a  par  conséquent  vu  pratiquer ­
  l’arbitrage  entre  les  états  de  l’Hellade,  n’aurait  pu  s’exprimer
de  cette  manière  si  l’opinion  dont  il  se  fait  ici  l’interprète  avait  été
complètement  étrangère  aux  Hellènes.  «-D’un
  autre  côté  on  doit  cependant  reconnaître  que  d’autres  considérations ­
  étrangères  ont  eu  une  grande  importance  dans  le  choix
ou  la  proposition  des  arbitres.  Lorsque  Ségeste  et  le  général  carthaginois ­
  Annibal  proposèrent  en  410  à  Sélinonte  d’organiser  un  arbitrage ­
  avec  Syracuse  comme  juge 7 ,  ils  avaient  la  secrète  arrière-pensée

III.  -

IV.  -

VI.  —  4  n°  XXII.  —  5  Strabon,  VII,  7,  384:  eîxa

bT\poxpaxT\9-évxei;  xoôoûxov  rpjboxipriôav  xept  xàç  xoXtxeiac;  roöxe  ....  pexà  bè  xt\v  èv
Aeùxxpoii;  pa/rp'  èjtéxpexjmv  @r\ßaiot  xoúxoiç  xfp  bíaixav  7tepi  xtòv  àvxtXeyopévoov  xaîç
xóXeot  xpòç  àXXqXaç.  —  6  II,  39,  9—10.  —  7  n°  XV.
            
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