PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 479
rasseiit le fonctionnement du Zollverein jusnu’à
la fo"'mation d’une nouvelle alliance, comptant en
partie pour détourner le péril, sur la nation elle-
même 3u bien sur la réunion d’un Parlement.
Toutefois, étant données les circonstances, il n’y
auiait pas eu grand chose à espérer d’un parle
ment, où laccoid n aurait certes pas plus existé
que parmi les gouvernements, et où peut-être même
les divisions se seraient encore accentuées davan
tage. Pour que des parlements donnent des résul
tats, il faut qu’ils soient établis parmi des nations
unies en elles-mêmes, sur lesquelles régnent des
gouvernements faibles. Or ici, c’était l’inverse qui
avait lieu. Des dissidences tant politiques qu’écono
miques avaient fractionné l’Allemagne en deux
camps bien délimités, sans que ni le cabinet prus
sien, qui n’avait pas témoigné les moindres égards
à sa propre opposition, ni le cabinet autrichien,
qui venait à peine de restreindre à nouveau d’une
taçon arbitraire le régime constitutionnel, se mon
trassent aucunement disposés à prendre un corps
parlementaire pour arbitre de leur différend.
Dans les petits États et ceux de moyenne gran
deur, les inquiétudes des populations au sujet du
Zollverein étaient d ailleurs partagées par leurs
gouvernements, qui savaient bien n’avoir rien à ga
gner, mais avoir tout à perdre à la guerre entre les
deux grandes monarchies, et qui se demandaient
quels pourraient être les effets des opérations mili-