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me. Van der Borght, dans son discours, déjà cité, à la
Chambre des députés de Prusse, affirme qu'il est arri-
vé, à Aix-la-Chapelle, que le café füt meilleur marché
au détail qu’en gros. Il déclare connaître aussi des
exemples de vente à perte d’autres denrées, comme le
pétrole, ou les allumettes. D'une part donc, tout le
monde, ou presque, est prêt à vendre à perte à l’occa-
sion, s’il peut par là espérer retenir la clientèle. D'au-
tre part, personne, pas même les Warenhäuser, ne peut
vendre à perte indéfiniment. Il n’y a donc pas de dif-
férence essentielle entre les procédés reprochés à ceux-
ci et les procédés courants, au moins sur ce chapitre
spécial.
Dans un discours tenu à Trèves, le 21 octobre 1906,
un député au Reichstag, Rœren, ne craignait pas de
dire :
« Les manœuvres de concurrence déloyale qui sont
» mises à la charge des Warenhäuser sont présentes
» aussi, et en surabondance, dans la classe des com-
» merçants. Nous ferons bien de ne pas voir un per-
» sonnage idéal dans chaque petit commercant »*.
Les détaillants, tout au moins certains d'entre eux,
n’ont pas craint de mériter aussi quelques-uns des
reproches qu’ils adressent aux colporteurs. Sigfried
Bloch a tout un chapitre? consacré aux colporteurs de
drap, auxquels il est en général favorable. Il ne nie pas
que ceux-ci ne se rendent coupables, à l’occasion.
! «Die unlautern Konkurrenzmanôver, die den Waren-
» häusern zur Last gelegt werden, sind in überreichem Mass
»auch im Kaufmannsstand vorhanden. Wir tun gut, nicht
»in jedem klecinen Kaufmann eine Idealfigur zu sehen »
(Cf. Wernicke, op. cit, p. 427).
?C’est le premier de (Die Entwicklungstendenzen im
Tuchhandel…).