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(en francs)
le propriétaire de la métairie aurait pris la moitié des
profits bruts, soit . : . - - 39.000
il aurait payé la moitié des frais d'exploitation, soit 9.125
il aurait payé la totalité des impôts. .. 1 1... 1.000
il aurait avancé tout le fonds de roulement L, considérant
ainsi que de sa part se trouverait déduit l’intérêt
sur ce fonds, soit, à 6%. . . . 6.000
autotal 2 16.125
ce qui lui aurait donné comme part du revenu net. . 29.875
soit un bénéfice de 9,2%, sur son capital total (capital immobilisé et fonds de rou-
lement).
Le métayer et sa famille auraient reçu la moitié des (en francs)
profits bruts, soit. . . . . _ tt 4 ee 99.000
ils auraient payé la moitié des frais d’exploitation, soit 9.125
touchant, par conséquent, comme part du revenu net 29.875
soit une somme inférieure d’un peu moins de 4.000 francs à celle qu’ils ont touché
en qualité de travailleurs salariés.
Il est intéressant de constater que la rémunération du travailleur, engagé
comme métayer, est inférieure de 8% à celle qui lui est assurée comme salarié.
D'autre part, il importe de souligner que la rémunération qui est ostensiblement
allouée au maître-valet et à sa famille, comme salaire fixe pour leur travail, est,
en réalité, loin d’avoir ce caractère. La coutume s'établit de plus en plus d’em-
ployer le système du métayage pour payer le travail loué. C’est ainsi que les postes
importants de 7.500 francs et de 3.000 francs, qui représentent ensemble pas
moins d’un tiers de la rémunération du maître-valet et de sa famille, ne sont pas
des gages, mais constituent une part des profits, calculée d’après le système du
métayage qui prévaut dans la région. On déclare que la grande pénurie de main-
d'œuvre agricole amène couramment les agriculteurs à offrir ces avantages, même
lorsque le travailleur est un maître-valet et non un métayer ordinaire. Il est
clair que le système du métayage seul est moins avantageux pour le travailleur
que ce système mixte de travail salarié et de participation aux profits; et l’on
ne saurait dire que cette différence est due tout entière au fait qu’avec le système
du métayage, le travail des femmes est fourni « par-dessus le marché », car ce travail
ne représente qu’une somme de 1.000 francs dans la rémunération totale de la
famille du maître-valet 2.
! C’est là une coutume qui n’est pas rare dans la région.
? Voir l’opinion contradictoire exprimée dans le chapitre sur l’Italie, où il est dit que le
système du métayage est plus avantageux pour le travailleur agricole que l’emploi à salaire.