Object: Völkerrecht und Landesrecht

5 PRINCIPES D’ÉCONOMIE POLITIQUE 
mémoire pour avoir créé le premier une fabrique modèle 
que pour ses théories communistes. 
2° Vers 1850, on voit poindre une conception nouvelle — 
dont on peut indiquer même le lieu de naissance et les 
auteurs, à savoir un groupe d’industriels protestants de la 
ville de Mulhouse — ce fut celle du bon patron. Elle trouva sa 
formule dans cette parole non moins célèbre d'un autre 
patron, Dollfus de Mulhouse: « le patron doit à l’ouvrier plus 
que son salaire ». Qu’est-ce à dire ? — Que le paiement du tra- 
vail, fixé d’après le cours de la main-d'œuvre, d’après la loi 
de l'offre et de la demande, n’épuisait pas la justice et qu’il 
restait encore un dû ; que l’ouvrier ne devait pas être consi- 
déré comme un simple instrument mais comme un collabo- 
rateur du patron, que celui-ci devait s’enquérir de ses 
besoins et tâcher d’y pourvoir. 
Par là fut inauguré le grand mouvement des institutions 
patronales — logements ouvrierseet cités ouvrières,économats, 
caisses de secours et de retraites, parfois participation aux 
bénéfices, écoles pour les enfants, etc. etc. qui occupaient 
les places d’honneur dans toutes les expositions d’Economie 
sociale et remplissaient le Livre d’Or des récompenses. 1l 
faut rendre cette justice aux patrons que la plupart des 
réformes introduites par da législation ouvrière ou par les 
revendications des syndicats ont été d’abord réalisées par 
des initiatives patronales. C’est la confirmation d’une loi 
sociologique, souvent vérifiée, que les réformes sont «dues 
surtout à l’action de ceux qui n’y sont pas directement 
imitéressés (1). 
Malheureusement ice généreux mouvement dégénéra fré- 
quemment en un ‘contrôle exercé sur la vie privée de 
l’ouvrier qui lui devint intolérable (2). Il était assez naturel 
(1) Voir notre livre Institutions du Progrès social. 
(2) Dans ‘un des grands établissements américains ‘(les wagons lits Pullman) 
où ces institutions ‘avaient pris forme d’une véritable cité ouvriere, les 
ouvriers disaient : « Nous sommes nés dans une maison Pullman, nourris dans 
le magasin Pullman, élevés duns l’école Pullman, catéchisés dans l'Eglise 
Puliman. ‘et quand mous mourrons nous serons ‘enterrés ‘dans le cimetière 
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