LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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XII. — La région aurifère embrasserait une extension
de 61.000 kilomètres carrés, sillonnée par des cours
d’eau grands et petits, riches en alluvions aurifères, dé
montrant l’existence de puissantes veines de quartz d’or.
Les gisements quartzeux se trouvent principalement
dans la province de Huamalies, dans le district de
Poto de la province d’Azangaro, les filons de la colline
de Camanti dans les monts Marcapata de la province
de Guzco, dans les districts de Catabambas, La Union,
Chumbivilcas, Paruro, Quispicanchi, Convention,
Pataz, etc. Cette dernière, qui fait partie du département
de Libertad, est une des provinces les plus ignorées et
les plus abruptes du Pérou; les gisements aurifères y sont
très abondants, tous les ruisseaux, tous les torrents sont
riches en alluvions aurifères, mais en raison de la situation
de cette région éloignée de toute voie de communication
commode, tout doit y être apporté à dos de mule ou à
dos d’homme même, ce qui fait que toutes ces richesses
restent pour le moment improductives. Dans le départe
ment de Cajarmarca on trouve aussi de nombreuses veines
aurifères. On parle beaucoup actuellement des gîtes mi
niers de la région de Colloadar qui pourraient être faci
lement exploités, car ils se trouvent situés à courte distance
de la Vina, où viendra aboutir d’ici peu le chemin de fer
de Pacasmayo à Cajamarca, et à 8 kilomètres de l’em
branchement de Magdalena. Les riches mines de Huayl-
lura, dans le département d’Arequipa, sont exploitées par
plusieurs compagnies anglo-péruviennes.
Malgré la richesse de tous les gisements cités plus haut,
aucune région aurifère ne peut être comparée à celles de
Sandia et de Carabaya dans le département de Puno;
cette contrée, justement appelée San Juan del Oro
(Saint-Jean-de-l’Or), a produit du temps de la colonisation