Full text : Le Pérou économique

7

LE  PÉROU  ÉCONOMIQUE

97

des  puissantes  montagnes  qui  s’étendent  proches  ou  distantes, ­
  la  charmante  vallée  de  Tambo  qui  forme  une
agréable  oasis  avec  ses  plantations  verdoyantes  de  riz  et
de  cannes  à  sucre.  Ensuite,  après  une  ascension  plus  prolongée, ­
  on  parvient  à  une  plaine  de  sable  aride  où  l’on  ne
distingue,  comme  végétation,  que  d’énormes  cactus,  et  çà
et  là,  des  huttes  et  villages  indiens  ;  et  l’on  roule  sans
relâche  vers  le  volcan  «  Misti  »,  au  pied  duquel  s’élève
Aréquipa,  Depuis  la  côte,  on  aperçoit  le  sommet  pyramidal ­
  et  tronqué  de  ce  volcan  tout  étincelant  de  neige,  qui
s’élève  à  5.847  mètres  au-dessus  du  niveau  de  la  mer.
Aréquipa,  nous  l’avons  dit,  est  une  ville  des  plus
agréables  ;  climat  excellent,  à  la  fois  doux  et  frais.
Après  cette  première  étape,  car  le  voyage  n’est  repris
que  le  lendemain,  la  voie  ferrée  continue  son  ascension  en
suivant  le  chemin  que  lui  trace  le  torrent  d’Aréquipa.
L’altitude  est  de  près  de  4.000  mètres,  le  froid  devient
âpre  et  cinglant  et  nombreux  sont  les  voyageurs  qui  sont
pris  du  mal  des  montagnes  ;  à  partir  de  cet  instant,  le  train
s’emplit  de  l’odeur  peu  agréable  des  remèdes  de  bonne
femme  :  ail,  vinaigre,  eau  sédative,  généralement  préconisés ­
  pour  la  circonstance  (1).
A  Juliaca,  gros  village  quechua  de  3.000  âmes,  les
voyageurs  pour  le  Cuzco  descendent  et  passent  la  nuit ?
car  à  cet  endroit  la  voie  se  bifurque  en  deux  directions,
l’une  se  dirige  vers  le  port  de  Puno  sür  le  lac  Titicaca,
l’autre  sur  Sicuani,  autre  gros  village  quechua  ;  ce  tronçon
(1)  Le  Soroche  détermine  chez  ceux  qui  en  sont  atteints  une  prostration
complète.  Mais  il  est  surtout  caractérisé  par  de  la  migraine,  de  l’oppression, ­
  et  les  cas  graves  par  l’hémorrhagie.  Les  femmes  le  ressentent  généralement ­
  plus  que  les  hommes  :  en  somme,  toute  personne  qui  n’est
pas  asthmatique  et  a  le  cœur  en  bon  état  ne  ressent  que  peu  ou  pas  les
effets  du  soroche.
Pour  en  éviter  les  atteintes  nous  recommandons  l’emploi  de  l’ammoniaque ­
  ou  de  l’ail  dès  les  premiers  symptômes.
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.