Full text: Le Pérou économique

164 
LE PÉROU ÉCONOMIQUE 
Pour brûler la pierre ils amoncellent sur la roche qu’ils 
veulent creuser, du bois, des mousses, du charbon, de la 
taquia (excréments d’animaux, particulièrement de llama), 
suivant les régions. Ces combustibles sont allumés, et 
lorsque la pierre a atteint une température assez élevée, 
on verse de l’eau froide sur la surface chauffée. Les cendres 
obtenues par la combustion servent à tracer les bords de 
la canalisation ; l’opération est recommencée plusieurs fois. 
Le granit se fendille tout d’abord, puis éclate petit à petit, 
le canal s’établit graduellement sans grande main-d’œuvre, 
les cendres servent d’isolateur, les bords du canal sont 
très nets. 
Tous les propriétaires n’ontpas eu le bonheur de trouver 
des travaux à peu près faits, mais cette découverte sti 
mula les initiatives, et de nouvelles haciendas s’établirent 
là où il n’y avait que sécheresse ou stérilité. 
A l’heure actuelle, une douzaine d’entreprises d’irriga 
tion se sont organisées, une moitié de ces entreprises 
particulières sont en train d’être menées à bonne fin. 
En principe, tout le travail consisterait donc à capter les 
eaux à l’intérieur du territoire et à les verser, par des 
canaux convenables, sur les plaines voisines. 
Des études récentes ont permis cependant de constater 
que dans certains cas il serait beaucoup plus économique 
de faire l’irrigation par des puits artésiens comme on l’a 
pratiqué en Afrique et en Australie. En effet, tout le long 
de la côte se développe la chaîne des Andes, hauts com 
mets, pour la plupart couverts de neiges perpétuelles et 
dont les rivières de la côte ne révèlent qu’une petite partie 
des eaux du dégel, le reste traversant la côte par des 
conduits souterrains, très peu profonds. En général, des 
puits de 15 à 50 mètres de profondeur seraient large 
ment suffisants pour profiter de ces eaux et entreprendre
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.