LE PÉROU ÉCONOMIQUE 165
la création des oasis, que les cultures élargiraient après
de plus en plus.
XI. — Les irrigations ont été organisées au Pérou par
la loi du 6 octobre 1893. D’après cette loi, pour avoir une
concession, il suffit :
1° De présenter une demande écrite au gouvernement
avec description précise des lieux à irriguer, des cours
d’eau qu’on veut utiliser, du délai de travail, etc. ;
2° De déposer une petite garantie pour donner au gouvernement
toutes les assurances d’un projet sérieux. Le
gouvernement, de son côté, donne la propriété à long
terme ou pour toujours des terrains et cours d’eau, l’exemption
des droits d’importation sur les machines agricoles
®t tout le matériel nécessaire à la construction hydraulique,
l’exemption de l’impôt direct pendant trois ans en
faveur de ceux qui occupent ou travaillent les terrains
irrigués, etc., la faculté de changer le cours des eaux qui
ne sont la propriété de personne, d’augmenter le débit au
moyen d’étangs-réservoirs.
Les concessionnaires auront le droit d’employer gratuitement
les terrains du domaine public qui seraient nécessaires
pour la construction de réservoirs, lits d’aqueduc et
tous autres travaux indispensables à l’irrigation. Si ces
terrains appartenaient à des particuliers, le gouvernement,
e n vertu de cette loi, les déclarerait d’utilité publique et
en effectuerait l’expropriation conformément aux lois.
XII—Au sujet de la mise en valeur des territoires delà
Costa, il existe encore un certain nombre de projets, intéressantspeut-êtremais
d’une exécution problématique ; nous
n en parlerons donc pas. Il nous paraît plus utile de signaler
aux capitalistes français quelques régions qui semblent
prendre un grand développement, nous serions particulèrement
heureux d’attirer leur attention sur le départe-