LE PÉROU ÉCONOMIQUE
167
A son embouchure dans la mer, le Tumbes mesure
2 kilomètres de largeur, réduits à 200 mètres en temps de
sécheresse, formant une plage toujours recouverte d’une
magnifique végétation de palmiers, cocotiers, tamarins,
manguiers, bananiers, etc. A l’époque de la baisse des
eaux, on peut estimer la vitesse du courant de ce fleuve à
un mille et demi à l’heure et jusqu’à huit milles à l’époque
des crues, car il pleut annuellement dans cette province et
plus ou moins abondamment; lorsque ces pluies sont co
pieuses, elles peuvent être comparées à celles de l’isthme
de Panama.
Le centre d’activité de la province est la ville de
Tumbes, située à très courte distance de la mer à l’em
bouchure du rio. Elle ne présente pas encore une grande
activité commerciale, mais par sa situation dans le golfe
de Guayaquil et comme ville frontière, elle prendra un
certain développement lorsque la région sera mieux
connue.
XY. — Placés sous la ligne équatoriale, les terrains de
la province de Tumbes sont seuls comparables pour la
fertilité à ceux de la Montana baignés par les affluents de
1 Amazone, et ils ont la supériorité d’être d’un accès fa
cile. Ce sol excellent est entièrement pur de mélanges de
sables, comme il s’en rencontre dans d’autres provinces de
la Costa.
XVI. — Tumbes possède tous les fruits de la zone tor-
n de, tels que la canne à sucre souvent citée, qui dans
cette région plus humide produit dix à onze mois après
avoir été plantée et dure vingt-cinq ans. Le rendement des
autres produits est le suivant :
v 2 récoltes à l’année
. 4 — —
Coton
Mais.