LE PÉKOU ÉCONOMIQUE
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maux leur appartenant, ces animaux proviennent le plus
souvent du tant pour cent qui leur est alloué sur les nais
sances ; en outre, ils ont encore le michipas, qui consiste
dans le droit de garder avec les leurs des troupeaux
d’autrui. Le michipas et le tant pour cent ne sont généra
lement accordés que pour l’élevage de la race ovine,
h Indien quéchua pasteur, habitant une hacienda, peut
également cultiver sur le domaine du maître tout le terrain
qu il désire pendant le temps qu’il ne doit pas au pro
priétaire généralement une semaine par mois; il n’est
Pas rétribué, mais il touche sa ration.
En résumé, on peut affirmer que l’élevage en grand, en
observant les procédés modernes d’exploitation et en y
a Joutant celle d’une laiterie moderne, serait un excellent
e mploi de capitaux dans le département de Junin. Parmi
l es difficultés auxquelles se heurtent parfois les éleveurs,
dans ces régions, il nous faut signaler les vols d’animaux
dont nous avons déjà parlé sur la Costa et les usurpations
de terrains par les communautés voisines. Les haciendas
s °nt souvent en procès avec ces communautés pour des
gestions de limites. Les vols de brebis sont plus fréquents
que les vols de bêtes à cornes.
XV- •—• Une des bêtes les plus précieuses du Pérou par
® es utilités diverses est le Marna (1), c’est par excellence
uuimal de la Sierra et de la Puna. D’un naturel crain-
il vit pendant l’hiver en troupeaux demi-sauvages, sur
es plateaux de la Sierra ; l’été il remonte vers les soli
tudes de la Puna, sous la garde d’un seul pâtre. Le
^uma est la providence des habitants des régions dés-
er itées de la Sierra, qui mangent sa chair, s’habillent
8 u laine et utilisent ses déjections comme combus-
l 1 ) Au Pérou on dit : la llama.