LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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sont : La Compania Gomera de Tambopata, Forga é
hijos, la Société Pacifique-Amazone, la Peruvian corpo
ration, etc. (1).
En résumé, la Montana recèle des produits de grande
valeur, susceptibles, comme nous venons de le voir pour
le caoutchouc, de donner de beaux bénéfices aux en
treprises qui se constitueraient pour les exploiter. Mais
seules des sociétés bien organisées, et surtout bien
dirigées et administrées, sont capables d’atteindre des ré
sultats brillants.
Quoique la campagne d’un cauchero ou d’un serin-
gueiro soit rémunératrice, nous ne conseillerons pas à nos
compatriotes d’user leur énergie à récolter de la gomme
dans les forêts. Ou bien, ce sera exceptionnellement,
comme pis aller, pour se procurer la mise de fonds
nécessaire pour trafiquer avec les seringueiros dans la
Montana ou pour s’établir dans une ville. Nous devons
imiter les Américains, les Allemands, les Anglais, dont on
rencontre partout les établissements naissants et les bara-
cons, sur les rives de plusieurs rivières de la Montana.
Tout autant qu’eux nous sommes capables d’avoir des
relations avec les gens de l’intérieur, de tenir un comptoir,
de savoir faire des marchés et d’en expédier les pro
duits en Europe.
(1) En 1912 le gouvernement péruvien a passé un contrat avec M. Vic
tor E. Gragnani pour le dragage de la rivière Tambopata entre Astilleros
et Baltimore, creusant un canal qui donnera toute 1 annee un minimum de
deux pieds d’eau. Ce canal, de 5 mètres de large en moyenne, devra avoir
10 mètres en plusieurs parties de son cours. Les travaux ont commencé
à la fin de l’année. Une fois achevés, le concessionnaire, qui doit égale-
ment établir un service régulier de bateaux automobiles, recevra
300.000 hectares de terrain dans le bassin du Madré de Dios.