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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
de Pasco, jusqu’en 1803, époque où l’exploitation commença
à péricliter, on a extrait de cette montagne l’énorme
quantité de 50.000 tonnes d’argent, et les filons sont a
peine entamés. Pour donner une idée de la richesse prodigieuse
de ces gisements, nous citerons les exemples
suivants : en 1758, au Gerro de Pasco, on trouva un morceau
d’argent natif de 160 kilos, aussi pur que s’il avait
été fondu. Pendant le même siècle, on trouvait dans une
mine de la même région une masse métallique d’un seul
bloc, pesant 368 kilos. Une mine de la province de Carabaya
donnait, dans les premiers temps de son exploitation,
1.125 kilosd’argent par chaque2.500kilos déminerai
brut. Il n’y a là aucune exagération et on pourrait citer des
exemples à l’infini.
A l’heure actuelle, on cite comme le filon le plus riche
du monde celui de Carahuacra, dans le centre minier de
Yauli de la province de Tarma: ce filon, reconnu superficiellement
sur une étendue de 5 kilomètres, atteindrait
une épaisseur de 30 mètres.
Depuis plus d’un demi-siècle, les mines de Cerro de
Pasco ne sont exploitées que superficiellement, en raison
de l’énorme quantité d’eau qui envahit les galeries. Pour
faciliter l’écoulement de ces eaux, on a eu l’idée de construire
un desaguadero, sorte de canal par où pourrait se
déverser l’eau qui s’accumule dans les galeries des principales
mines. Ces travaux sont aujourd’hui facilités parle
chemin de fer qui apporte tout le matériel nécessaire à peu
de distance des mines.
VII. — Deux mille puits s’ouvrent pour ainsi dire dans
la ville même de Cerro de Pasco, et malgré ses galeries
inondées on extrait encore, des minerais autrefois dédaignés
comme pas assez riches, 35.000 kilos d’argent par
an, et ces minerais ne produisent pas la vingtième partie