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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
néraux sous forme de mattes, lingots, minerais et sul
fures, expédiés en Angleterre et en Allemagne.
X. — La région cuprifère du Pérou est tout aussi
étendue que celle de l’argent ; elle part de la côte pour
s’interner peu à peu dans l’intérieur jusque dans la région
des forêts. On trouve le cuivre parfois à l’état natif,
d’autres fois combiné avec des sulfures complexes, comme
il arrive dans les gisements d’une importance extraordi
naire du Cerro de Pasco et du district de Yauli, dont la
teneur est de 10 à 40 pour 100 de cuivre pur.
Ce sont les Américains qui se sont assuré l’exploitation
de ces fameuses mines de cuivre de Cerro de Pasco que
les ingénieurs les plus compétents estiment renfermer
plus de 25 millions détonnes de minerai de cuivre, outre
une quantité considérable d’argent. Cette entreprenante
compagnie américaine, qui est aussi connue sous le nom de
syndicat Haginson-Vanderbilt, a payé 17 millions de
francs ces mines qu’elle a achetées comptant.
C’est à cette société que le Pérou doit de voir le Cerro
de Pasco relié à la Oroya par un chemin de fer de
130 kilomètres; la gare a été édifiée au milieu de la Pampa
de laEsperanza, au centre de plusieurs ateliers de fonderie
et à proximité des puits d’extraction. Ces installations
devront pouvoir traiter 1.000 tonnes déminerai par jour.
Les dépenses s’élèvent déjà à une cinquantaine de millions.
Toutes les mines de la société américaine se trouvent
situées à une altitude de plus de 4.000 mètres ; pour
l’instant la production s’élève à 40 tonnes de cuivre pur
par jour.
Tout près d’ica il existe des gisements de cuivre d’une
grande richesse, desquels on a déjà extrait 7.000 tonnes
de cuivre fin, avec un minerai qui rendrait 25 pour 100 de
métal. L’exploitation de ces mines était beaucoup ralentie