Full text : Le Pérou économique

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LE  PÉROU  ÉCONOMIQUE

grande  quantité,  un  peu  partout,  sur  les  rives  et  dans  les
lits  des  rivières.  Le  sable  qui  renferme  les  précieuses
particules  est  le  plus  souvent  noirâtre,  il  est  quelquefois
pur,  mais  on  y  trouve  des  petits  cailloux  de  couleur  jaune
brun  clair.  Tantôt  ce  sable  est  à  ciel  ouvert,  tantôt  on  le
trouve  entre  deux  couches  d’argile.  Généralement  on
trouve  encore  des  alluvions  très  riches  jusqu’à  trois
mètres  de  profondeur.
XV.  —  Le  lavage  de  l’or  s’opère  de  différentes  façons
le  moyen  primitif  de  la  bâtée  ou  plat  est  celui  qui  est  le
plus  usité  sur  toutes  les  rivières  du  Pérou  ;  après  il  y  a  le
système  du  «  sluice  »  ou  rigole.  On  construit  une  sorte
de  grande  boîte  ou  couloir  en  bois  de  faibles  dimensions  en
largeur  et  en  profondeur,  30  à  40  centimètres.  Il  est  quelque ­
  peu  incliné,  formé  de  pièces  ajoutées  bout  à  bout,  et
l’eau  coule  sur  toute  la  longueur  qui  est  variable.  A  la
tête  delà  rigole  on  place  une  sorte  de  double  tamis,  dont
la  partie  supérieure  est  formée  de  mailles  assez  larges  et
la  partie  inférieure  de  mailles  plus  serrées  ;  on  y  jette  à
la  pelle  les  terres  à  laver  ;  celles-ci  sont  entraînées  par
l’eau,  et  la  majeure  partie  de  l’or  est  retenue  par  des
tringles  de  bois  disposées  de  distance  en  distance  ou  par
des  rainures  au  fond  desquelles  on  a  déposé  du  mercure.  Le
travail  du  sluice  se  fait  par  groupe  d’une  dizaine  d’orpailleurs ­
  environ.
La  bâtée  ou  bafea  est  un  vaste  plat  ou  cuvette  en  bois
en  forme  de  tronc  de  cône,  très  évasée,  elle  est  de  plusieurs
grandeurs,  30  à  35  centimètres  de  diamètre  au  fond,  et
35  à  40  à  la  partie  supérieure  avec  une  profondeur
moyenne  de  10  centimètres.  Il  en  est  de  50  à  60  centimètres
de  diamètre  avec  une  profondeur  de  12  centimètres.
Les  métis  péruviens  remplacent  très  souvent  la  bâtée
par  des  couis  ou  des  moitiés  de  calebasses.
            
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