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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
longues et ennuyeuses, capables de décourager les meil
leures volontés (1).
Au point de vue minier il y a au Pérou beaucoup d’af
faires actuellement négligées ou travaillées sur une petite
échelle, faute du capital nécessaire à leur développement.
Le champ est vaste pour la création de nombreuses entre
prises et l’investissement de capitaux rencontrerait des
conditions très avantageuses.
Les minerais de cuivre, d’argent, etc., à faible teneur,
sont très abondants spécialement dans le district de Puno,
et la création de fours de fusion serait rémunératrice. Par
suite des frais de transports élevés que ces minerais ont
à payer, ils ne sont pas exploités et il n’y a que ceux
d’une teneur moyenne de 20 pour 100 qui sont embar
qués. A Santa Lucia, un Anglais a entrepris la fusion
récemment, mais sur une petite échelle. Sur toute son
étendue le département de Puno constitue un excellent
district minier, de bonnes propriétés minières peuvent y
être acquises. Les taxes ne sont pas élevées ; le gouver
nement encourage les exploitations et accorde des facili
tés; le matériel pour mines et autres établissements est
introduit en franchise.
Le taux des salaires pour ouvriers mineurs indigènes
varie de 1 à 2 soles (2 fr. 50 à 5 francs) par jour, suivant
la nature du travail.
(1) L’administration supérieure des mines s’exerce par le gouvernement
assisté d’un conseil supérieur, à Lima, et de Députations ou délégations
dans les centres miniers. Conformément à l’article 39du Code des mines,
les étrangers peuvent être membres de ces députations.