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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
Moyobamba, ainsi qu’à Trujillo, Eten et même à Lima,
mais en petite quantité dans ces derniers centres.
Il existe en outre soixante ateliers métallurgiques par
ticuliers, cinq fonderies centrales où l’on traite le minerai
et cinq raffineries de pétrole à Tumbes et Païta.
Dans la zone sud et sud-ouest on importe en grande
quantité des bouteilles, de la poterie et des produits de la
verrerie, aucune fabrique d’un peu d’importance n’exis
tant dans la région bien que la terre appropriée et le sable
fin se rencontrent en abondance tout le long de la ligne
vers Arequipa. Il est plutôt étrange que, la matière pre
mière pour la fabrication de ces produits se trouvant sous
la main, personne n’ait encore tenté d’entreprendre cette
affaire.
Tels sont, à peu près, tous les éléments de production
du Pérou. Il y a bien encore quelques petites usines,
quelques fabriques, mais aucun de ces établissements n’a
grande importance et leurs produits entrent pour peu de
chose dans la consommation du pays qui achète au dehors
tous ses outils, machines, étoffes, meubles et en général
tous les objets manufacturés.
II. — Les données statistiques ne sont pas très en hon
neur au Pérou, et les chiffres de l’office du Callao sont
parfois contradictoires, cependant dans leur ensemble on
observe que le commerce du Pérou s’est développé d’une
façon très notable pendant ces dernières années.
III. — Les importations se signalent par des variations
assez marquées. En 1908, elles atteignirent 5.311.972 li
vres ; en 1909, elles descendirent à 4.298.627 livres;
en 1910, il y eut une reprise, les importations remon
tèrent à 4.980.697 livres. Cette reprise s’est accentuée
en 1911 et 1912 si l’on en juge par les recettes des douanes
maritimes qui, d’après les statistiques récemment publiées,