LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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donnèrent 1.211.080 livres en 1911, pour tous les ports
de la république, soit une augmentation de 231.268 livres
sur 1910.
Les exportations du port fluvial d’Iquitos se ressentent
des fluctuations de valeur subies par ses principaux produits
tels que le caoutchouc ou l’ivoire végétal, tombant
par exemple de 818.000 livres à 557.000 livres. Il en est
de même des importations qui passent de 371.275 livres
en 1908, au chiffre sans précédent de 903.207 livres
en 1910.
Les recettes des douanes maritimes pendant le premier
trimestre de 1912, s’élevèrent à 307.773 livres, contre
292.409 livres en 1911. D’autre part, les recettes de la
douane d’Iquitos donnèrent 60.070 livres pendant la même
période.
Les exportations pour l’ensemble du pays suivent une
progression toujours ascendante : en 1908, 5.478.941 livres
; en 1909, 6.492.670 livres ; en 1910, elles s’élevèrent
à la somme de 7.074.176 livres. Le Pérou importe en
grandes quantités les farines américaines de Californie,
transportées en majeure partie par les vapeurs allemands
de la « Kosmos Linie ». La farine paie un droit de 0,04 centavos
par kilo, plus un droit additionnel de 8 pour 100.
En général, la moyenne de l’impôt sur les importations
taxées est de 33 pour 100 y compris les 8 pour 100 additionnels.
Les droits sur les exportations s’élèvent à 4
Pour 100 de leur valeur.
En résumé, il résulte des renseignements les plus
récents que le commerce total du Pérou continue à se
développer : de 10.671.387 livres en 1908, il passe à
10.791.297 en 1909, à 12.054.873 en 1910 pour atteindre
13.793.416 en 1911, malgré les difficultés politiques et
extérieures de ces dernières années.