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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
Ils peuvent exercer tous les commerces et toutes les
industries qui ne sont pas contraires aux bonnes mœurs,
à la salubrité et à la sécurité publiques, sous l’unique condition
de se soumettre aux prescriptions légales.
Comme il est naturel, ils peuvent disposer librement de
leurs biens, meubles et immeubles et jouissent de tous les
droits de propriété accordés aux citoyens péruviens ; ils
peuvent dénoncer des mines (faire la déclaration de découverte),
acquérir des terrains, etc.
De même que les Péruviens, les étrangers peuvent recevoir
gratuitement l’instruction élémentaire dans les écoles
primaires, ils peuvent prendre leurs inscriptions dans les
universités et lycées ainsi que dans tous autres établissements
d’enseignement secondaire sans aucune restriction ;
ils peuvent également exercer le professorat dans l’enseignement
privé, professionnel et officiel.
Comme nous l’avons dit plus haut, la plus large tolérance
est appliquée en matière religieuse, la plus complète
liberté de conscience est donc garantie aux étrangers,
sans autre obligation que de respecter la religion
d’Etat.
Les fils d’étrangers nés au Pérou jouissent à leur majorité
des mêmes droits que les citoyens péruviens. Ainsi, si
un étranger a un fils né au Pérou il n’est pas nécessaire de
le naturaliser, il l’est de droit, chaque fois qu’il aura été
inscrit sur le registre de l’état civil.
Tous les étrangers âgés de vingt et un ans peuvent se
faire naturaliser péruviens ; il suffit d’exercer un emploi,
un commerce ou une industrie quelconque, et de se faire
inscrire sur le registre de l’état civil. Dans ce cas les étrangers
doivent se présenter à la municipalité, munis des
pièces démontrant qu’ils ont deux années de résidence volontaire
dans le pays, et qu’ils y exercent une profession