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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
York, de Hambourg, de Londres et aussi de Paris ont
pour principe de ne travailler qu’avec un seul pays et
leurs affaires n’en sont pas moins prospères. Mais il n’en
peut être tout à fait de même pour les industriels qui
doivent surtout rechercher des débouchés plus nombreux.
VI. — Déjà, grâce à l’esprit d’association et de solida
rité qui tend à se répandre de plus en plus en France
depuis quelques années, des progrès sensibles ont été
réalisés, mais ils sont loin d’être suffisants. Pour améliorer
encore cet état de choses, un de nos représentants les plus
actifs dans l’Amérique latine, M. Frandin, conseillerait
de constituer, dans les pays avec lesquels nous entretenons
des relations suivies, des agences commerciales, diffé
rant un peu de celles qu’il a été question d’établir auprès
de chaque consul.
Ces agences pourraient être placées sous la direction
d’un comité représentant l’association de la majeure partie
des négociants, fabricants, industriels et financiers fran
çais si possible.
Le comité nommerait dans chacun de ces pays des
agents choisis et expérimentés, chargés des intérêts de
l’Association.
Chaque agence pourrait comporter une exposition per
manente des produits intéressant les membres de l’Asso
ciation (1).
(1) VII. — A Lima, dans le palais de l’Exposition, il existe une salle
appelée salon des machines, établie par décret en 1891 ; c’est une exposi
tion permanente de toutes catégcries de machines, instruments, outil
lage, etc., qui pourraient être utilisées dans l’industrie nationale.
Plus tard, l’admission d’objets manufacturés fut autorisée.
Dans des cas déterminés et lorsqu'il se trouve des espaces disponibles,
on admet aussi des appareils d’invention moderne ou ustensiles d’usage
courant qui se recommandent par leur nouveauté.
Les articles importés pour être exhibés sont introduits, libres de droits,
à condition toutefois de déposer à la douane une garantie suffisante pour